J'ai écrit un texte, je ne le publierai probablement pas sur mon blog, il n'est pas très bon, mais j'avais besoin de sortir ça de ma tête.
« Emacs, le stylo Bic du numérique ? »
Emacs, le stylo Bic du numérique ? (1/3)
Dans un billet sur Gemini, Idomdrottning, de mémoire, parle de son travail de recherche et écrit qu'elle n'utilise pas Emacs car ce programme serait formidable et ferait le café, mais car ses fonctionnalités sont uniques et qu'il n'y a pas d'offre concurrente sérieuse. Entre autres choses, la configuration par défaut est inexistante et il faut littéralement écrire son fichier de configuration à la main, ce qui implique, cela dit en passant, d'avoir un niveau C1 en anglais ; il faut en maîtriser plusieurs aspects, comme le déplacement avec les touches contrôle et alt, l'usage du format Org-mode, la configuration de l'apparence, celle des citations avec Org-cite, etc. pour en faire un usage convenable. En revanche, comme l'a écrit Idiomdrottning, elle ne pourrait pas faire son travail de recherche sans : ce programme permet de gérer et d'intégrer des événements dans des documents Org-mode, qui peuvent eux-mêmes être exportés au format PDF, via LaTeX, avec des tableaux qui, cela dit en passant, peuvent se mettre à jour sur une simple commande (pensez « Excel », mais sans les courbes et exportable dans de beaux PDF) ; ce logiciel permettant de créer et de remplir des listes de tâches, son interface favorise la concentration sur la lecture de livres électroniques, qui peuvent du reste être renommés au format date--titre__autaire_discipline_etc.epub, ce qui permet de s'y retrouver dans des centaines, voire des milliers de documents téléchargés ; je n'ai pas de pilotes wifi mais je peux télécharger mes données (nouvelles, billets de blog, événements ; documents Org-mode, emails…) le matin, travailler dessus pendant la journée, puis partager le résultat de mon travail en rentrant chez moi¹.
¹Ou simplement en me connectant via mon téléphone, en tant que modem USB. Mais je n'emmène pas toujours mon câble et je n'en ai généralement pas réellement besoin.
Emacs, le stylo Bic du numérique ? (3/3)
Comme pour un stylo Bic, Emacs peut donc être d'une apparence initiale assez repoussante, et en réalité d'une expérience utilisataire antédiluvienne. Mais c'est le seul logiciel qui fasse le taff, sans lequel de nombreuxses universitaires ne pourraient pas atteindre leurs standards habituels d'excellence.