Sans cette ordure qu'est Microsoft Windows, on pourrait imaginer, par exemple, que les profs pourraient avoir un appareil électronique (téléphone ou autre) faisant office de serveur, et que les élèves pourraient s'en servir pour communiquer des difficultés, un décrochage en cours, un vécu difficile d'un texte étudié, etc. Y substituer Office 365 me paraît regrettable.
D'ailleurs, le Département des Licences en Sciences et Technologies avait expérimenté une télécommande fournie à chaque étudiantt, lui permettant de signaler un décrochage à læ prof. Je n'ai pas connaissance d'une généralisation ou de suites données à cette expérience ; je ne crois pas qu'elle ait été un franc succès, AMHA par manque d'uniformité (entre la télécommande et les systèmes d'exploitation des étudiantts).
Il aurait fallu, je dis ça encore une fois avec une grande humilité, intégrer ces dispositifs de décrochage aux appareils des étudiantts, via une API ouverte, implémentée dans la barre des tâches de Windows (malgré son aspect repoussant) et dans l'environnement graphique de macOS. (Les linuxienns auraient de toute façon pondu 5 implémentations différentes.)
Et il me semble qu'on avait remonté, voire que j'avais remonté, le fait que si on se mettait sur son téléphone, ça nous faisait décrocher d'autant plus… Se pose évidemment la question d'un environnement libre plutôt que propriétaire, ou même open source (coucou Mastodon).
Microsoft implique bien évidemment des coûts supplémentaires pour les établissements voulant se doter d'un tel dispositif, c'est-à-dire des coûts d'équipement de chaque salle (similaire au wifi) ou de transmission du signal vers des serveurs centraux, puis vers l'ordinateur de læ prof (ce qui pose des questions de confidentialité), ainsi le cas échéant que de maintenance de cet équipement (unn prof sous Linux n'aurait généralement qu'à mettre son ordinateur à jour).
Se pose aussi la question de la confiance accordée aux dispositifs techniques, tandis que si læ prof utilisait des logiciels libres et comprenait la problématique, iel pourrait répondre que de toute façon, les données ne pourraient pas sortir de son ordinateur sans son consentement (à moins d'être cassées en temps réel par wifi, ce qui n'est pas réaliste aujourd'hui, avec WPA-PSK). (Je dis ça en ayant été paranoïaque, mon discours est situé.)
Mais enfin, si ça vous parle, rendez-vous compte que sans Microsoft, des décrochages scolaires, des humiliations pourraient être évitéés, sans ajouter une charge aux profs (qui de toute façon, quand iels prennent leur travail au sérieux, déploient sans doute plus d'efforts à y être attentifves et à démêler le vrai du faux qu'à consulter un buffer dans Emacs).
Et je comprends qu'apprendre les fondamentaux d'Emacs soit ingrat, car il faudrait maîtriser différents aspects sans en voir la finalité (Org-mode, init.el, l'apparence, straight.el, etc.) mais passé ce cap, c'est au contraire un logiciel simple et très gratifiant d'utilisation. Je vous assure que l'idée de faire utiliser GNU Emacs aux fonctionnaires d'une institution dévouée à l'apprentissage n'est pas choquante.