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La leçon à retenir de ces premiers jours de en Europe :
Les humains prĂ©fĂšrent avoir l'assurance qu'ils seront trahis plutĂŽt que d'avoir le doute d'ĂȘtre respectĂ©s.
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Condor @renifleurdepoudre@calim.club
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@raph aprĂšs bon t'es autant un esclave sur mastodon que sur twitter mdr
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@renifleurdepoudre Développe ?
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@raph @renifleurdepoudre Le problÚme de Twitter est toute une sémantique de manipulation et de maltraitance, qui cible spécifiquement les pauvres, les élÚves qui veulent s'intégrer dans un groupe, confrontéés au plafond de verre, etc.

Mastodon a hĂ©ritĂ© de cette sĂ©mantique, en l'assainissant un peu. Par exemple, si ses utilisataires peuvent avoir l'habitude (plus ou moins rĂ©frĂ©nĂ©e) d'obtenir l'attention d'autrui en crĂ©ant chez ellui un sentiment de danger, la modĂ©ration permet tout simplement d'abaisser l'intensitĂ© d'une cybernĂ©tique conçue pour ĂȘtre de moyenne intensitĂ©, pour ne pas encombrer des personnes bien intĂ©grĂ©es, disposant d'informations pertinentes, pouvant organiser des Ă©vĂ©nements,
etc. Cette cybernĂ©tique est abaissĂ©e et il est assez frĂ©quent de diversifier ses modes d'information et de communication, de faire communautĂ© ailleurs ; mais on trouve quand mĂȘme, sur ce rĂ©seau, des institutions totales, des grappes d'utilisataires doublement exploitéés en tant que productaires et que consommataires de contenus, en circuit fermĂ©, et donc isoléés culturellement des Ă©vĂ©nements de notre sociĂ©tĂ©.

C'est encore, pour un certain nombre d'entre nous, un facteur de dĂ©pression. (Pas pour moi, tu ne devrais pas te poser la question, mais j'y rĂ©ponds quand mĂȘme.)
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@raph @renifleurdepoudre Cela dit en passant, les populations victimes de Mastodon, et celles auxquelles les communs (dont les logiciels libres) sont peu accessibles se recoupent, car elles disposent généralement d'un faible niveau de capital, sous ses formes économique, culturelle, sociale, et symbolique.

Les élÚves qui cherchent à se faire des potes (capital social), confrontéés à un plafond de verre (capital culturel), ou/et qui voient dans le statut d'influenceureuse une sorte de promotion sociale au sens mertonien, via des voies dissimulées, en ignorant justement que cette prormotion sociale dépend du capital culturel (capital symbolique), sont généralement victimes des récÚnes. Cela correspond à une idéologie libertarienne qui n'apparaßt que comme une excuse pour oppresser autrui, si l'on constate que les libertarienns se dégonflent quand on parle de capital culturel, de sociologie, ou de Bourdieu.

Et bien sĂ»r, les logiciels libres sont plus accessibles Ă©conomiquement, on n'a pas besoin de tout réécrire depuis le dĂ©part si la direction prise par un logiciel nous dĂ©plaĂźt, il est donc moins coĂ»teux, en termes de temps consacrĂ© Ă  les dĂ©velopper, que le modĂšle des logiciels propriĂ©taires. Ça fait bien Ă©videmment la diffĂ©rence entre l'existence ou non d'une plĂ©thore de logiciels.

Mais il faut d'abord du temps libre pour se former, pour incorporer le capital culturel des contributaires, des développeureuses. On peut alors lire la distinction entre logiciels libres (chargés de valeurs, communautaires) et
open source (simple publication des sources “à toutes fins utiles”). Les dĂ©veloppeureuses open source se fichent de l'usage qui sera fait de leur code, ThĂ©o de Raadt le rappelle rĂ©guliĂšrement, tandis que les libristes assument gĂ©nĂ©ralement une appartenance politique Ă  gauche, des liens avec les milieux syndical et associatif, un soutien explicite Ă  ces communautĂ©s, etc.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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@raph @renifleurdepoudre Pour le dire autrement, “RTFM”, “tu ne sais toujours pas faire un rapport de bug correct”, etc., toutes ces formes de gatekeeping ou de sĂ©paration entre les communautĂ©s d'utilisataires et les communautĂ©s de dĂ©veloppeureuses, sont de l'open source. Il ne faut pas confondre ce qui m'apparaĂźt Ă  premiĂšre vue comme un certain snobisme avec la non-mixitĂ© de minoritĂ©s de pouvoir, et je crois qu'un certain nombre de personnes, justement exposĂ©es Ă  la prĂ©dation des rĂ©cĂšnes, font cette confusion.

Le
gatekeeping d'Eugen Rochko sur l'implĂ©mentation de certaines fonctionnalitĂ©s essentielles fait de Mastodon un logiciel open source, pas un logiciel libre. Si les dĂ©veloppeureuses de Firefish intĂ©graient les utilisataires dans leurs processus de prises de dĂ©cisions, ce dont je n'ai aucune idĂ©e (chat Ă©chaudĂ© craint l'eau froide) ; si je me sentais respectĂ©e et en sĂ©curitĂ© dans cette communautĂ©, alors ce serait un logiciel libre.
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@oceane Je comprend mieux, si tel Ă©tait le propos qu’iel voulait tenir. Ça sort un peu du sujet de ma publication qui concernait plutĂŽt les donnĂ©es personnelles et le fait d’avoir l’assurance que Meta invisibilisera la majeure partie des publications des feeds pour des raisons opaques, comme c’est dĂ©jĂ  le cas sur l’ensemble de ses rĂ©seaux.

Pour ce qui est de tes rĂ©ponses, j’y adhĂšre.

@renifleurdepoudre
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Condor @renifleurdepoudre@calim.club
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@raph @oceane oui OcĂ©an dit des trucs intĂ©ressants mais c'est vrai que ma critique portait plus sur le fait que les rĂ©seaux-sociaux (qu'ils soient libres ou pas) ne servent qu'Ă  marchandiser un aspect fragmentĂ© de sa personnalitĂ©. Le tout dissimulĂ© sous un faux volontariat qui fait de l'individu un intermĂ©diaire entre lui-mĂȘme (en tant qu'il organise sa propre marchandisation)
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