En 2018 je voulais être raccordée à un hébergeur local, Rezine, et comme mon contact n'était pas fiable, j'ai passé 6 mois connectée au réseau wifi d'un (aimable) voisin. Télécharger 50 Mo d'un miroir de Fedora pour simplement chercher un paquet était donc insupportable, sans parler des quelques gigaoctets par mise à jour que m'aurait imposé Windows. 2/5
Ce problème met en lumière une infrastructure inégale, même dans un immeuble raccordé à la fibre, tandis que des systèmes d'exploitation entiers il y a 30 ans ne pesaient que quelques megaoctets, ce qui montre bien une tendance non seulement à une complexification tout à fait justifiée des interfaces et des usages possibles de nos ordinateurs mais aussi à une dégradation des exigences en qualité du code. 3/5
Par ailleurs, Google nous a imposé l'acceptation d'un besoin de connexion internet pour travailler, alors que je n'en ai quasiment jamais besoin avec Emacs ; et les récènes peuvent faire projeter à des utilisataires accro et dépendant·es leurs relations intra-utérines avec leurs parents, la connexion internet apparaissant symboliquement comme le cordon ombilical apportant des notifications d'approbation, sa coupure étant ainsi perçue comme la mort de l'hôte. 4/5