“God sent Adolf Hitler to help Jews reach the promised land,” the pastor claimed in a 1999 sermon. (He apologized almost a decade later, saying that “I grappled with the vexing question of why a loving God would allow the evil of the Holocaust to occur…I regret if my Jewish friends felt any pain as a result.”)
www.motherjones.com/politics/2023/11/john-hagee-hitler-israel-rally-christian-zionist/
Premièrement, j'ai ouvert un article au hasard dans mon flux RSS. Il est super intéressant. Mettez-vous aux flux RSS.
Deuxièmement, on a ici un excellent exemple de quelqu'un qui ne sait pas présenter des excuses : si vous expliquez comment vous en êtes arrivé·e à merder, vous tentez au mieux de provoquer un raisonnement collectif sur les raisons qui vous y ont amené·e (alors que vous pouvez le faire par vous-même), au pire de susciter de l'empathie sur les circonstances un peu pathétiques qui vous y auront amené·e. (Je parle de figures publiques, pas de survivant·es à des situations de maltraitance se trimbalant des symptômes documentés et reconnus.)
Présenter de bonnes excuses, c'est :
1. Montrer que l'on réfléchit au processus par lequel on a mal fait quelque chose, pour en identifier les étapes et le prendre en charge le plus tôt possible. Dans le sens commun on appelle ça « prendre ses responsabilités », en sociologie on appelle ça « un raisonnement processuel ». Les politicien·nes détestent ça.
2. Faire un acte de réparation : séparer quelque chose de sacré, comme la part sociale (en propre, pas au niveau des apparences) de la personne de la souillure. Dire que ce qui s'est passé n'est pas normal et que la personne ne méritait pas ça. Je sens le regard de Philippe Val fixé sur ma nuque : c'est ce qu'une classe politique malléable et sélectionnée par la bourgeoisie (à travers ses médias privés et ses financements) pour sa médiocrité appelle « une culture de l'excuse ».