User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
La responsabilité communautaire des libristes n'est pas de maintenir l'infrastructure mais de la financer.
1
0
0
0

User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
1. Je suis très sérieuse à ce sujet : les libristes maintiennent l'infrastructure dont iels ont besoin. Par exemple, je veux utiliser Himitsu sur Guix, donc au lieu de git pull et compiler les paquets manuellement je le ferai en tant que mainteneuse de ce paquet, et de quelques autres. Ces paquets attireront d'autres utilisataires et donc d'autres mainteneur·euses de paquets (dont je pourrai me servir en retour).
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
2. L'infrastructure n'est pas que technique, elle est aussi culturelle : des personnes formées aux SHS utilisent une infrastructure technique pré-existante pour publier, et leurs publications sont en retour utilisées pour inspirer le développement d'autres infrastructures, ou la mise à jour des infrastructures pré-existantes.

Par exemple, je ne sais pas où j'en serais sans le protocole ActivityPub et sans Mastodon, mais je peux aussi dire que ce mode de communication est gravement insuffisant : le seul moyen de porter un message à une audience relativement large (et c'est encore beaucoup trop limité) est en maintenant un blog influent.

L'infrastructure que nous utilisons n'est donc pas simplement du code dans la mesure où ce code peut être lui-même le produit d'une production culturelle. Il faut donc financer des développeur·euses, et c'est la responsabilité de la communauté des utilisataires de logiciels libres, mais aussi des personnes formées aux SHS – j'ai vu de nombreuses personnes se plaindre ici du fait que le productivisme patronal représentait un plafond de verre, et qui seraient très heureuses de contribuer aux logiciels libres ainsi qu'aux communs, mais qui ne le peuvent littéralement pas, par manque de temps (des enseignant·es chercheur·euses m'ont parlé du « sentiment d'urgence » des pauvres).
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
3. Si vous êtes pauvre, ou que vous vivez avec l'argent d'un tiers (par exemple pour vos études), évidemment, ce que je dis ne vous concerne pas. Ce serait assez malsain – cela vous encouragerait, comme ProtonMail par exemple, à dépenser l'argent que quelqu'un vous donnerait et qu'il pourrait considérer comme le sien.

Je ne veux pas entrer dans ces questions-là. Si vous vivez de l'argent de quelqu'un d'autre, ne vous sentez aucunement obligé·e de donner à des médias comme The Guardian, ou à des projets libres, ou à quoi que ce soit d'autre.

Et ProtonMail n'est qu'un ramassis d'ordures, mais je digresse.
0
0
0
0