Je n'ai aucun intérêt pour les commentaires du processus de prise en main de Mastodon, ni pour les commentaires de ces commentaires (« Mastodon est difficile à prendre en main, je dois choisir un serveur »).
Le microblog permet de faire trois choses, et mal :
1. publier (mais limité à 140/280/500 signes, avec un système de notifications addictives, et je ne rentrerai pas dans les détails ici, mais c'est pire que ce que vous croyez) ;
2. y trouver une communauté (mais il n'y a pas de métaphore de coprésence, ou alors à travers un système de cooptation ; vous ne voyez pas les publications des autres personnes qui suivent, par exemple, Poisson Fécond ; toute mention de « communauté » sur Twitter est un mensonge) ; et
3. structurer sa pensée, garder des traces de ses idées (mais on ne pourra plus les retrouver au bout de deux semaines, ça se fait de toute façon sur un système de publication catastrophique, il est quasiment impossible de hiérarchiser ses idées, on ne peut pas référencer rétroactivement des fichiers plus récents, etc. ; de toute façon tout oppose un processus d'écriture privé, sanctuarisé, relevant du self-care, d'un processus d'écriture incapable de conserver des fichiers privés ou même des brouillons).
Tout ce que le microblog fait, c'est récompenser un processus de créativité (publication, écriture, dessin, vidéos, musique, arts plastiques, etc.) en permettant de le publiciser.
Pour chacun de ces usages, vous avez, respectivement :
1. les blogs, comme WriteFreely, ou mieux, Gemini (une communauté intentionnelle, au niveau du protocole, dédiée à la lecture et à l'écriture ; les contraintes du protocolent canalisent les intentions de leurs utilisataires vers ces usages) ;
2. IRC, Discord, Signal, bref n'importe quel système de chat ; et
3. un logiciel de pensée en réseau comme Obsidian, Logseq, ou Denote (pour Emacs).