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Océane @oceane@peculiar.florist
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J'ai publié un billet qui implique notamment que si votre rapport aux logiciels libres ne fait pas consensus, vous devriez le changer.

Ce n'est pas qu'il ne faudrait jamais s'imposer pour se faire entendre mais que la contrainte, la manipulation, la culpabilisation sont incompatibles avec la
vocation des logiciels libres, qui est avant tout de servir nos communautés. C'est un enjeu social et communautaire plus que sociétal.

Ce n'est pas non plus un enjeu moral (comportement individuel) mais éthique (convention collective).
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Océane @oceane@peculiar.florist
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PS : quand vous insultez quelqu'un vous normalisez le fait d'insulter des gens et ça finit par retomber sur les membres de vos communautés, et donc sur vous aussi, je ne défends donc pas ça, par contre je pense avoir le droit de gueuler un coup quand des camarades de promo créent d'autorité un groupe WhatsApp, alors que j'ai subi des violences domestiques, au sens littéral du terme, de la part de son éditeur, dont Zuckerberg détient la majorité des voix, et que ce logiciel veut accéder à mes contacts pour leur afficher des pubs en lien avec ma navigation en ligne (c'est pour ça qu'il prend leurs numéros de téléphone, comme Twitter, pas pour de la sécurité ou de l'authentification multifacteurs). Je ne sais pas du tout par contre dans quelle mesure ce serait stratégique (j'emploie délibérément, à Lyon 2, un terme à connotation féministe).

Les victimes de
maltraitance numérique aussi ont une certaine légitimité pour crier, surtout sur les personnalités publiques qui ont promu Facebook et Twitter dans les années 10. C'est mal, et ça devient des violences latérales, qui heurtent surtout leurs communautés. Insulter sur Twitter un pignouf apolitique encourage le fait d'insulter ses proches, mais le point de vue ignorant de la “haine en ligne” ne me paraît pas voler plus haut qu'une instrumentalisation opportuniste du tone policing par une forme banalement médiocre d'obscurantisme.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Encore une fois, le modère théorique, pur, et abstrait est que l'on n'a pas le droit de reprocher à une victime de violences domestiques auxquelles on contribue de commettre des erreurs.

De différentes manières, Twitter est conçu de manière à autonomiser ce phénomène : des victimes de violences domestiques… harcèlent leurs pairs, et notamment, chez les personnalités publiques, des femmes. C'est mal, mais parler par exemple de “meute débile et inculte”, ou promouvoir une interdiction des pseudonymes (1) est évidemment un naufrage intellectuel, n'importe quel parent correct s'en rendrait compte, d'où la création de toute une sémantique parallèle, toute une novlangue (“levée de l'anonymat (sic)”), (2) ne résoud rien et n'y a pas vocation.
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