User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Sinon je me demande, vous préférez vraiment identifier un·e mendiante, sa catégorie ethno-raciale, en tenant compte du fait que c'est raciste mais que des reportages sur Arte montrent qu'iels mendient en France pour se construire de belles maisons en Roumanie (les salauds), vous demander s'iels exploitent leurs enfants, adopter tout un panel d'attitudes et de formes de résistance à la mendicité agressive et à la culpabilisation… à lui passer 70 centimes ?

Ou vous avez simplement été conditionné·es à séparer les bons pauvres des mauvais pauvres ?

Parce que je donne de l'argent aux mendiant·es, inconditionnellement, quand j'en ai et que je peux me le permettre. Quand je leur dis que je n'ai pas de pièces, et que je leur en passerais si j'en avais, ou que je ne peux pas car je suis dans le rouge, deux choses peuvent se passer :

1. iels me remercient et respectent mon choix, ou
2. iels croient que je leur mens et insistent, jusqu'au moment où iels se rendent compte que je leur dis la vérité.

Purée c'est de la charité chrétienne sauce Victor Hugo que je défends, pas un quelconque engagement associatif pour aider des pauvres. Vous pouvez le faire.
⭐2
1
0
0
2

User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
2y
Et si vous êtes dans le rouge tout le temps, vous ne leur donnez pas d'argent, cela va sans dire. Mais cette tendance à identifier les “bon·nes” et les “mauvais·es” mendiant·es est un problème de société, planifié, entretenu (je pense par exemple à la panique morale des écrans plats payés avec l'allocation de rentrée scolaire, véritable cas de racisme anti-pauvres, essentialisant, culturel, anti-algérien·nes).
⭐1
0
0
0
1