Au sujet des récènes et du déni qu'ils engendrent à gauche, ainsi que de la _cancel culture_, TW viol et discussion des condamnations de violeur·euses (mais ce sont des sujets différents et discutés séparément)
Je suis sûre qu'il y a des tas de gauchistes qui sans les récènes (RSN, « réseaux sociaux ») ne seraient pas dans une forme de déni à base de « combattre le feu par le feu » en faisant contre les fascistes (y compris celleux étiqueté·es arbitrairement comme tel·les à gauche) exactement ce que font les fascistes, je veux dire soyons sérieux·ses deux minutes, Le Monde a fait une Une à charge contre l'Unef et a dédié un encadré à des posts Facebook d'une membre du bureau national ; si je vole une pomme ça peut être marqué arbitrairement dans mon casier judiciaire et je serai à jamais exclue de la société salariale : ça c'est de la cancel culture.Vouloir une inscription au casier judiciaire pour viol ou célébrer, au nom du féminisme, une liste publique, éditée par l'État, d'agresseurs sexuels, c'est au final la preuve que la cancel culture vient de l'État, et ce depuis l'antiquité.
(Et bien évidemment qu'il faut faire condamner les violeurs puisque le principe de la prison n'est pas de réparer le crime ou de prévenir la récidive mais d'en dissuader des individus ambigus – la prison était un système terroriste avant la lettre. Je ne critique pas, et n'ai jamais critiqué les mouvements féministes pour faire condamner les violeurs.)