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Océane @oceane@peculiar.florist
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Pourquoi les pauvres ne mangent pas équilibré, CW mention nourriture, politique, maltraitance J'ai vu passer un message disant que les pauvres mangeaient de la junk food car leur rapport calorie/prix était plus élevé que celui d'une alimentation saine et équilibrée, et comme d'habitude, le réel est multifactoriel.

1. Le système actuel est conçu pour les empêcher de faire des apprentissages autodidactes, qu'il s'agisse d'apprendre le développement informatique, à faire du vélo, ou à se faire à manger de manière saine et équilibrée. Les pauvres ont trop peu de temps libre pour pouvoir se reposer ; l'investir dans des apprentissages, c'est y miser leur santé mentale. Si on veut sauver la planète c'est
ce système qu'il faut changer, de manière urgente, en se syndiquant. [1]

2. Quand on est maltraité·e, que ce soit par un système économique que l'on doit aujourd'hui largement au Président de la République Emmanuel Macron, ou par le prédateur du coin de la rue, on essaie juste de finir sa journée en vie, et je parle bien ici d'instinct de survie. Ce que je dis ne vaut pas nécessairement pour
tous les pauvres, mais un certain nombre d'entre elleux agissent principalement de cette manière – et donc, effectivement, en cherchant le rapport calorie/prix optimal. Quand je me faisais maltraiter à Grenoble, je n'ai même pas pensé à vérifier si la plaque électrique n'était pas simplement débranchée, j'ai passé deux semaines à utiliser tout mon argent pour acheter des frites, pour qu'on ait au moins des sucres lents dans le ventre. (Puis mon prédateur m'a dit « Haha mdr en fait la plaque électrique n'était pas cassée, juste débranchée, dis tu me fais des pâtes stp ? »)

3. Un régime alimentaire déséquilibré crée bien évidemment des besoins (plutôt pressants) de combler ce déséquilibre alimentaire en mangeant ce que l'on trouve, et du point de vue de notre cerveau, une barquette de frites représente la voie royale tant il est difficile de faire un mélange plus concentré en sucres lents, en gras, et en sel. À Grenoble, j'avais plus ou moins conscience que je parviendrais à manger équilibré si je parvenais à manger équilibré ; on pourrait même dire que débrancher ma plaque électrique était une manière comme une autre de resserrer son emprise sur moi. Inversement, manger équilibré permet d'avoir une sécurité alimentaire et
donc de tenir son instinct de survie loin de ce que l'on mange, et donc de continuer de manger équilibré.

Difficile donc de ne pas voir dans le déséquilibre de l'alimentation des pauvres autre chose qu'une méthode d'emprise, organisationnelle et politique si l'on veut.

[1] Par exemple à
Solidaires, mais you do you.
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