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Océane @oceane@peculiar.florist
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Je me suis demandé brièvement si les vidéos d'Aline Dessine sur le harcèlement en ligne pouvaient intéresser Marie Peltier et le lien avec la recherche m'a amenée à considérer l'éthique de ses vidéos depuis un angle universitaire : peut-on, à des fins de recherche et de documentation, fouiller dans des histoires de famille (sans le consentement préalable des personnes concernées) et même retrouver, partager, analyser des vidéos supprimées ?

Ses vidéos sont très carrées et certaines me semblent particulièrement importantes ; vu qu'elles sont publiées, je ne vois pas de raison pertinente de s'en priver. Mais je ne suis pas sûre que ce soit éthique ? Je ne suis pas sûre qu'un·e chercheur·euse publiant une étude probablement moins sérieuse (car ses vidéos sont excellentes) ne soulèverait pas un tollé ?
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Océane @oceane@peculiar.florist
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La vidéo sur Amberlynn Reid est niquel. Celle sur Venus Angelic me parait intrusive et euh, ça va bien deux minutes l'empathie sélective. Il y aurait de bonnes et de mauvaises personnes malades mentales ? De bonnes et de mauvaises personnes traumatisées ? De bonnes et de mauvaises personnes dans le déni ?

Je prends les vidéos d'Aline Dessine car elles sont extrêmement sérieuses et qualitatives. Personne ne peut m'accuser sérieusement de régler des comptes avec cette youtubeuse, elle a compilé un état de l'art sur l'obésité pour sa vidéo sur Reid, elle fait preuve d'une humanité sidérante, y compris avec des
haters (dans la vidéo de 54 minutes que je regarde elle ne tombe jamais dans des accusations personnelles). Je suis vraiment heureuse que sa chaine YouTube ait du succès, et elle ne peut pas être déconstruite sur tout.

Mais tant qu'on ne peut pas avoir de position unitaire sur ce sujet (il n'y a pas de bon·ne ou de mauvais·e victime de maltraitance, même quand en tant que victime elle maltraite à son tour son propre enfant), on continuera de souffrir, de se voir refuser de l'aide institutionnelle et communautaire,
etc. Il continuera d'y avoir dans la communauté queer une “bonne” représentation, artistique, des problèmes de santé mentale, et une “mauvaise” représentation, qui se manifestera dès qu'une personne psychiatrisés osera exprimer de la négativité de manière irrationnelle, incohérente, ou tout simplement non performative ou non conforme.
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Océane @oceane@peculiar.florist
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Je précise que refuser le jugement de l'individu ontologisé à travers une conception grossière de son “âme”, sa dégradation en tant que probable victime (les victimes de maltraitance sont fréquemment irrationnelles et incohérentes, cf. la paranoïa) n'empêche en rien d'en protéger d'éventuelles victimes comme on peut, si possible via une forme de justice restaurative mais aussi via un tribunal, des callouts, etc. quand on ne peut pas faire mieux.

Mais à l'inverse ces mesures de protection des victimes ne seront pas plus efficaces sous la forme de violences gratuites et extra-judiciaires envers leurs agresseur·euses. Le
callout n'est pas punitif, c'est une mise en garde contre des agresseur·euses avéré·es (c'est à ça que sert notamment le mot-clé “FediBlock”). Faire annuler les concerts de Bertrand Cantat par exemple relève d'un autre registre. En particulier, on ne protège pas mieux les enfants en faisant pleurer leurs parents.
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