User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
3y
Sur le microblog les « reply guys » sont un problème systémique. Putain j'en ai marre.
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
3y
J'ai zéro idée de si je suis un « reply guy » (indépendamment du fait que je suis une personne/femme non-binaire, c'est pas forcément le sujet) car on a littéralement le même type d'objets, avec les mêmes affordances, pour des réponses et pour des publications.

C'est pas un blog. C'est pas un salon de discussion. C'est juste de la merde.
1
0
0
0

User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
3y
L'intérêt du microblog (dans ces conditions, je ne parle pas de twt.txt) a toujours été de servir les intérêts d'investisseur·euses en leur permettant de se constituer un « revenu passif » en faisant travailler autrui pour elleux. C'est exactement le même problème pour les investissements en bourse, les investissements immobiliers, les pauvres patrons qui ne se paient pas pour payer leurs salarié·es (pour consolider leurs investissements hein, pas pour leur donner un travail), etc. Je parle des conséquences que ça peut avoir dans « La maltraitance numérique » mais si le problème peut être teinté de misogynie, ce n'est pas le problème.

(Et je ne parle pas du fait que la misogynie numérique est généralement de la maltraitance indirecte,
par des victimes de maltraitance directe, c'est-à-dire de formes d'appropriation d'une force de travail stabilisée et institutionnalisée. De même, le patriarcat est de la maltraitance directe dans la mesure où il consiste à faire travailler les femmes à la maison. Idem pour le racisme. Etc.)
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
3y
On pourra ensuite parler du fait que les réseaux sociaux nous fournissent des affordances récompensant notre présentation de soi en ligne, nos apparences (Debord, 1967), avec de la dopamine lorsqu'on n'arrive pas à en produire en surmontant les obstacles de la vie quotidienne et en faisant des choses, nettoyant nos apparts, construisant nos vies, etc., et du fait que cette recherche spectaculaire de dopamine nous empêche de construire nos vies, justement pour nous garder piégé·es.

Je sais pas si je suis claire, mais les « reply guys » veulent
sembler être quelque chose, et c'est un phénomène systémique. C'est le problème du capitalisme numérique. J'ai fait un billet de blog ici, la troisième partie n'est pas top et je suis en train de la retaper, mais j'en ai vraiment marre que toutes les discussions sur ce réseau passent à côté de faits évidents pour une étudiante en M1 de sociologie tout en dénigrant les SHS (notamment chez des utilisataires techniques, cryptographes, ingénieur·es, etc.).

Debord, Guy (1967). « La société du spectacle ».
⭐1
1
0
0
1
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
3y
Donc je vais être claire, j'ai pas de preuve scientifique mais je suis prête à en faire un sujet de recherche, car je suis sûre que je peux en produire : les « reply guys » utilisent les ordinateurs et les réseaux sociaux comme un toxique, de la même manière que les agricultaires, un groupe social que l'on sait particulièrement isolé depuis le XIXe siècle, consomment du tabac et de l'alcool à un taux alarmant. Pour ces personnes, les réseaux sociaux ne sont qu'un toxique parmi d'autres ; de ce point de vue-ci il n'y a aucune raison de séparer le microblog du tabac ou d'autre chose.

Vous avez le droit de
vent sur les « reply guys » bien sûr, mais pas d'y mettre un vernis féministe ou antiraciste, parce que votre démarche (ce que les sociologues de Chicago appellent « l'étiquetage ») est principalement misogyne, raciste, validiste, etc. C'est un mécanisme intrinsèquement réactionnaire, une tentative d'oppression inversée qui ne les touchera qu'en tant que victimes du patriarcat, du racisme, du productivisme, et du capitalisme.

Si vous aviez quelque chose à faire de ce sujet, vous :

1. garderiez ce fil sous le coude, le reliriez,
2. vous le partageriez (ici ou sur Signal, sur Instagram,
etc., en l'adaptant au média si vous en avez le temps et l'énergie), et
3. trouveriez une solution technologique à un problème technologique, qui est celui des affordances. Diaspora* est une énorme solution à ce problème et personne n'en parle. Notre rapport aux antivax est un rapport de
mansplaining et le problème disparaît de manière magique sur Diaspora*, car les publications et les commentaires sont des objets conceptuellement et techniquement distincts.
1
0
0
0
User avatar
Océane @oceane@peculiar.florist
3y
Et tout cet étiquetage me fume aussi pour deux raisons :

1. C'est du
mansplaining violent et dégradant sur un phénomène de mansplaining. En fait c'est le même phénomène, mais revendiquant une supériorité morale en réalité inexistante. Il y aurait ainsi le bon mansplaining et le mauvais mansplaining.
2. Des gens peuvent souffrir, voir ce que je publie, et ne pas oser me poser des questions. Alors que ça nourrit mon travail et que je peux les aider ! J'y consacre un blog ! Posez-moi des questions !
0
0
0
0