C'est cool de parler des tâches domestiques d'un point de vue de travail domestique et d'exploitation, mais on pourrait aussi envisager ça comme un acte de care. Mais bon, les punchlines vendent mieux…
Je dis pas « c'est cool mais en fait c'est n'importe quoi et je sais mieux que tout le monde ». Non, c'est vraiment cool. Mais d'un point de vue d'oppression systémique, de patriarcat, et donc de maltraitance comme moyen organisé de faire travailler autrui à sa place. À l'inverse, des tas d'hommes veulent sincèrement être déconstruits et sans vouloir faire de tone policing je ne suis pas sûre que les essentialiser dans un statut d'« oppresseurs par nature » soit forcément toujours pertinent.
Dire qu'ils ont des intérêts objectifs malgré celui, incorporé pendant des années, et dans des cas (heureusement ?) assez rares, de lutter contre la maltraitance qu'ils ont pu eux-mêmes subir ; que les femmes (et aussi plus généralement les personnes AFAB, socialisées malgré elles en tant que femmes) ont leurs propres conditionnements et leurs propres déterminismes sociaux, est évidemment pertinent.
Mais tout le temps ? En sommes-nous sûr·es ?