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Océane @oceane@peculiar.florist
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Je vais être aussi claire et directe que possible : ce que les mendiants font avec notre argent n'est pas notre problème. Qu'un mendiant s'achète une canette de bière (et de quel droit cela me concernerait-il ?) ou paie des médicaments à sa conjointe n'est pas mon problème, pour des raisons justifiées par le fait que des associations peuvent revendre leurs sacs de riz à l'entrée au port sans que cela ne fournisse un prétexte à laisser des pauvres dans la misère, la faim, le mal-logement, et dans la maladie (je pense à Anima qui déploie un planning familial dans certains États africains, ou des dispositifs pour contenir l'épidémie Ebola). Ça implique seulement, dans cette situation, qui peut alors relever du détournement de dons, de se renseigner sur les associations auxquelles on donne.

Ce n'est même pas le cas concernant un mendiant, qui ne peut pas détourner de dons. Il fait ce qu'il veut avec son argent. Qu'il le renvoie en Roumanie pour se construire une belle maison ou qu'il s'en serve pour dormir à l'hôtel n'est pas mon problème. Il y a des situations abusives, comme des délinquants qui prétendent vendre des cartes postales pour des jeunes de quartier et tenteront de partir avec le plus d'argent possible, par exemple en ciblant des personnes au bord du malaise pour leur faire retirer des sous au distributeur puis en refusant explicitement de rendre la monnaie (c'est arrivé à mon chéri), mais il ne s'agit alors pas de « mauvais mendiants » ou de « mauvais pauvres » mais simplement de voleurs, un délit que l'on retrouve chez les dominant·es comme chez les dominé·es.

Il me paraît par ailleurs fondamental, concernant les communs, de distinguer « prix libre » (défini avant tout par une prestation commerciale, sans
paywall) de « requête de dons ». Si j'ai une boîte à dons lors d'un événement de logiciels libres, je ferai la manche, pour une association qui me semblera tout à fait légitime, et j'en serai fière. Cette association pourra aussi avoir un modèle commercial, et il nous incombe de construire cette culture, selon laquelle Mozilla est en concurrence avec des entreprises commerciales aux moyens faramineux, et que les libristes feraient mieux de leur donner 10€/an que de dire aux gens sur le fédivers d'utiliser Firefox et de jeter Chrome.

Si on faisait notre taff correctement on produirait des visuels et on monterait des collectifs pour produire des visuels, des matériaux de communication,
etc. en prévision du moment où les publicités ne fonctionneront plus sous Chrome.
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