Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
[Message de service] L'Internet est une technologie sociale. Le TLD .net est une revendication sociale et communautaire, mais individualisante. Le TLD .org était initialement dédié aux assos, d'où les nouveaux TLD .ong et .ngo. Mais si vous avez un projet perso à visée sociale, le TLD .net est tout à fait approprié, il n'est pas politiquement neutre.
Mon chéri joue à Zelda et j'ai eu un flashback des Contes de Terremer. Je ne me rendais pas compte d'à quel point cette expérience de lecture était intense.
Fédiverse meta (3/3)Enfin, on appelle le protocole ActivityPub « le Fédiverse », et on a récemment eu une polémique (lol) sur le fait de dire « Mastodon » à la place de « ActivityPub ».
Je suggère de le renommer « Standard », c'est efficace et pas cher : « tu peux me contacter sur le protocole Standard, à l'adresse @oceane », c'est plus engageant que « sur ActivityPub », et cela n'invisibilise pas des projets comme Bonfire en disant « Mastodon », ni des protocoles comme Diaspora* en disant « le Fédiverse ».
Car ActivityPub est très différent de Diaspora*, qui est très différent d'XMPP, et aussi du Manyverse, etc. Alors que ce qui définit Diaspora* est sa sécurité et le soin de sa conception, ce qui le rend plus difficile à implémenter, ce qui définit ActivityPub me paraît être sa modularité : on peut utiliser une grande variété d'implémentations, et on peut sur à peu près chacune sélectionner les notifications que l'on souhaite recevoir (ce qui n'est pas possible avec Twitter). De ce point de vue, Bonfire me paraît en être la réalisation conceptuelle la plus poussée puisqu'il sera possible d'implémenter des extensions en tant que bibliothèques, dans le code source du serveur, pour ajouter des fonctionnalités aussi diverses qu'un support OpenBadges, ce qui permettrait de commercialiser le soutien à une ONG en affichant son appartenance à sa communauté intentionnelle d'utilisataires (ou de sympathisant·es/soutiens), une fédération ActivityPub-over-Tor (avec des services cachés), etc.
Fédiverse meta (2/3)On en exclut aussi généralement le Manyverse, et c'est aussi un problème : il correspond aux concepts couramment associés au Fédiverse, comme la décentralisation, la libre association, l'aspect « par la communauté, pour la communauté » ; la frugalité des interfaces (si ton logiciel libre ne peut tourner que sur un ordinateur à 600€, ce n'est pas un commun).
En plus ça repose sur un système de fichiers locaux d'authentification (plutôt que de mots de passe), transférables par QR code, qui devrait faire plaisir à certain·es par ici.
Fédiverse meta (1/3)On inclut parfois Matrix dans le fédiverse, et c'est un problème car c'est une norme de communication ridiculement complexe, généralement mal implémentée, à l'exception du client développé par l'entreprise New Vector, qui optimise pour l'engagement (“delight team”), ce qui a conséquences sur la qualité dégradée des échanges mais aussi sur les modes de vies de leurs utilisataires.
On ne peut pas à la fois donner de l'attention à une interface qui nous récompense pour interagir sur le réseau, ce qui augmente les investissements en capital-risque, et donner de l'attention à nos proches, à nos enfants, à nos conjoint·es, à nos animaux, etc.
On ne peut pas à la fois être dans la même relation à un logiciel qu'un rat de laboratoire à un distributeur de nourriture ou à une pédale de stimulation intra-cranienne, et être attentif·ve et présent·e pour les besoins de notre entourage, de nos enfants, de nos conjoint·es, etc.
Heu j'aimerais bien que l'on soit plus compétent·es en ce qui concerne la propagation de désinformation et que l'on signale et modère plus efficacement, par exemple, des opinions à chaud sur des sujets tels que le conflit israélo-palestinien.
Je crois que cet article de l'Universalis sur Raymond Boudon est pompé de sa page Wikipédia. (Je crois aussi que s'il n'ajoute pas des énormités, il fait en tout cas passer des sujets de débats pour des savoirs scientifiques stabilisés.)
techAu sens, par exemple, où je me demande l'intérêt d'avoir un agenda scolaire alors que je peux tout prendre avec Emacs, et c'est pas compliqué en fait.
Voici une tâche à faire :
** TODO Lire « L'accès des femmes aux savoirs »
Puis on appuie sur C-c C-s pour indiquer quand on compte lire cet article, C-c C-d pour indiquer la date butoir, et on peut exporter une liste de tâches dans Org-agenda avec C-c [ et on y accéder avec C-c a.
Ou alors, mieux, (setq org-agenda-files "/home/oceane/Documents/notes/master/"), et tu mets ton travail directement dans tes documents. Les tâches pourront de toute façon être lues par ordre chronologique avec Org-agenda.
Mais jamais des élèves de collège ne pourront apprendre tout ça !
Bah justement si, c'est pour ça que l'éducation est obligatoire ma princesse, pour dégager du temps pour apprendre des choses que t'auras pas le temps d'apprendre à l'usine ou/et en élevant tes enfants.
On pourrait même être un peu fifous et ajouter des cours de sciences de l'éducation mais pour le moment je parle de logiciels libres.
Commentaire embargo sur la Russie@brasiers Je sais pas si t'as vu passer ces témoignages de russes qui disaient que l'embargo occidental était la meilleure chose qui leur soit arrivée – iels recommençaient à se parler pour de vrai.
techJ'ai associé la touche F1 (qui me permet, en principe, de couper le son) aux touches 0, 1, 2 → 9 pour contrôler le volume.
Je ne dis pas que vous devriez faire la même chose, vous avez mieux à faire que d'apprendre ça. En revanche :
1. je me demande pourquoi ce n'est pas le fonctionnement par défaut d'un ordinateur, et
2. le problème est bien sûr le développement d'une culture numérique. À l'exception du B2i, ma seule introduction à l'informatique a été en école primaire, avec des sites web comme TFou, Google, etc.
Un bon programme scolaire nous introduirait aux concepts de gestionnaire de mots de passe, d'URI et de numéro de port, de protocole, etc., mais nous serions moins manipulables ; un tel programme scolaire n'aurait peut-être même pas permis l'élection d'Emmanuel Macron.
Ptdr j'ai fait 20 minutes de vélo à Lyon avec mon ThinkPad dans mon tote bag, je suis actuellement en cours avec suffisamment de flotte à mes pieds pour faire une tisane, mon ordinateur était mouillé et j'ai dû l'essuyer avec du papier toilettes, mais au bout d'une demi-heure à sécher il a réussi à démarrer correctement
Tant pis, je vais le dire : il peut y avoir de bonnes raisons de parler à la police – lorsque l'on sait ne vraiment rien avoir à faire avec une enquête en cours, et que l'on veut juste passer à autre chose. Ou que l'on a un rappel à la loi en cours et que l'on veut s'éviter deux procès coup sur coup.
Mais ça s'appelle, in fine, “collaborer avec la police”. Et si vous utilisez des logiciels de communication édités par des entreprises de surveillance de masse, c'est ce que vous faites – vous pouvez ne rien avoir à vous reprocher mais vous permettez à la police de mieux identifier des dissident·es politiques, ou même des femmes pratiquant des avortements clandestins.
Le fait que des organisations communiquent encore sur Discord ou/et sur WhatsApp alors qu'on a Signal, qui fournit une meilleure prise en main, et qui est plus agréable à utiliser, est inexcusable.
Et donc, l'idéologie cypherpunk vous conjure de bien vouloir utiliser massivement des projets de crypto comme Signal et Tor pour s'opposer plus efficacement non pas (seulement) à ce sale violeur mais aussi et surtout au Ministère de l'intérieur, qu'il soit incarné par Hortefeux, Valls, Cazeneuve, Darmanin, ou n'importe qui d'autre.
Vous ne pouvez pas, ou plus, dire “ACAB” sur Twitter ou sur WhatsApp, ce n'est pas cohérent.
Je sais pas si vous avez remarqué, mais le projet Tor a besoin de sous pour pouvoir continuer ses activités. Si vous le pouvez, donnez-leur des sous s'il vous plaît. donate.torproject.org
Je n'ai aucun intérêt pour les commentaires du processus de prise en main de Mastodon, ni pour les commentaires de ces commentaires (« Mastodon est difficile à prendre en main, je dois choisir un serveur »).
Le microblog permet de faire trois choses, et mal :
1. publier (mais limité à 140/280/500 signes, avec un système de notifications addictives, et je ne rentrerai pas dans les détails ici, mais c'est pire que ce que vous croyez) ;
2. y trouver une communauté (mais il n'y a pas de métaphore de coprésence, ou alors à travers un système de cooptation ; vous ne voyez pas les publications des autres personnes qui suivent, par exemple, Poisson Fécond ; toute mention de « communauté » sur Twitter est un mensonge) ; et
3. structurer sa pensée, garder des traces de ses idées (mais on ne pourra plus les retrouver au bout de deux semaines, ça se fait de toute façon sur un système de publication catastrophique, il est quasiment impossible de hiérarchiser ses idées, on ne peut pas référencer rétroactivement des fichiers plus récents, etc. ; de toute façon tout oppose un processus d'écriture privé, sanctuarisé, relevant du self-care, d'un processus d'écriture incapable de conserver des fichiers privés ou même des brouillons).
Tout ce que le microblog fait, c'est récompenser un processus de créativité (publication, écriture, dessin, vidéos, musique, arts plastiques, etc.) en permettant de le publiciser.
Pour chacun de ces usages, vous avez, respectivement :
1. les blogs, comme WriteFreely, ou mieux, Gemini (une communauté intentionnelle, au niveau du protocole, dédiée à la lecture et à l'écriture ; les contraintes du protocolent canalisent les intentions de leurs utilisataires vers ces usages) ;
2. IRC, Discord, Signal, bref n'importe quel système de chat ; et
3. un logiciel de pensée en réseau comme Obsidian, Logseq, ou Denote (pour Emacs).
Après de toute façon vous allez un jour ou l'autre effacer votre arborescence, ou votre disque dur va vous lâcher, et à ce moment-là vous serez bien content·es d'avoir fait des sauvegardes.
(Ma mère a tenu pendant 15 ans sans changer de disque dur ni faire de sauvegardes, mais c'est surtout car elle ne s'en servait quasiment pas, la plupart de son activité se passait dans son navigateur.)