Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Le problème de l'IA pour le web, pour moi, n'est qu'une pollution des résultats des moteurs de recherche. Les communautés que je fréquente, sur de vrais protocoles, correspondant à la philosophie des protocoles informatiques, comme l'IRC, et les flux que je consomme à travers la norme RSS, ne partagent pas de documents générés par IA. C'est du 100% humain.
Je ne dis pas ça pour dire que la possibilité de torturer des humains dans des infrastructures d'abonnement à des documents sans titre ne serait pas un problème. Je dis qu'elle n'est un problème que parce que nous, les libristes, prêtons le flanc à des logiciels dont le nec plus ultra est de nous faire parler comme des enfants.
Tous les disques durs cassent un jour ou l'autre. Et tout le monde connaît des vieux qui hébergent leurs photos de famille sur un seul disque dur.
Pourquoi ne pas leur recommander Syncthing ? Et pourquoi pas Fedora ? On laisse des dispositifs de pouvoir (lisez Foucault) déformer des propos de cadres sous Photoshop pour nous apprendre comment on doit apprendre l'informatique à des vieux qui veulent des conseils simples.
Cette petite voix dans notre tête n'est qu'un syndrome de l'imposteur, alimenté par des technologies qui ne devraient pas exister. "Et si Jocelyne avait besoin de détourer un nage-" Et si on écoutait les besoins des utilisataires ?
Et non, Guix n'est pas suffisamment mature, mais branchez-y une clé Atheros, travaillez sur un support pour le cercle GNOME, et c'est parfait.
"Elle n'avait qu'à utiliser Linux." Ça ne veut pas dire qu'elle mériterait d'avoir ses nudes dans une base de données. Ça veut dire qu'on socialise sur une plateforme comme Twitter ou Mastodon, et que de ce fait on ne monte pas d'initiatives. Ça veut dire que l'infrastructure existe, mais qu'on échoue à en faire un sujet de conversation ordinaire. Ça veut dire qu'on fait des blagues au lieu de passer des coups de fil et de tirer les conséquences de ce qui se passe.
Régulièrement, une faille de sécurité de grande ampleur est découverte sous Windows, ou une cyberattaque vise Windows et macOS. Et je pense à toutes ces personnes que je connais, qui stockent leurs mots de passe en clair, et qui sont en danger car nous socialisons sur Twitter.
Au contraire, nos camarades pourraient avoir besoin d'un sens de la droiture.
Ranger derrière soi. Arriver à l'heure. Tenir un agenda. Faire son lit. Manger et dormir à des heures décentes. Appeler sa famille. Ne pas dormir dehors pour un week-end de congrès.
Vivre. Ne pas laisser d'espace à la classe dominante.
Ces personnes ne vous traitent que comme des contributaires potentiel'les à l'affaiblissement du capitalisme, quitte à vous mettre en danger. Je ne les en blâme pas, mais elles ne vous traitent littéralement que de la seule manière qu'elles connaissent : comme de l'huile d'homme.
À titre personnel, je ne vis encore qu'à travers le regard d'autrui, ou qu'à travers le bien-être que je procure à autrui. Je me rends progressivement compte que je peux passer le dimanche matin à faire des câlins avec mon chéri, sans avoir le sentiment de perdre mon temps, simplement car je le mérite.
Les personnes qui vous disent que le vol à l'étalage serait "acceptable" ou "un crime sans victime" n'ont simplement aucun sentiment de valeur personnelle propre. Il est suspendu à des valeurs économiques.
@crowdagger Je ne sais pas si tu partages mon ressenti, mais j'ai l'impression de réactiver, par mémoire musculaire, mon ressenti au moment d'apprendre une disposition de clavier.
Donc je veux bien te prêter mon méca quelques jours si tu veux tester ?
Les ordinateurs rendent de nombreux cas d'usage plus accessibles, en légèrement moins bien.
L'IRC n'est pas tout à fait aussi bien qu'un infodump AFK avec des camarades absolument passionnant'es et stimulant'es, parfois plus chaleureux'ses qu'un rayon de soleil par une journée d'automne froide et humide.
Mais tout le monde y a accès. Et tout le monde peut devenir ce genre de camarades : nulle part ailleurs sur l'internet, la chaleur n'est autant une radiation.
Sur un réseau interne, l'IRC est confidentiel. L'IRC est intégrateur. Un salon IRC est, de fait, une communauté – on le rejoint, on en fait automatiquement partie. Pour des raisons techniques.
Des camarades peuvent, sur un réseau interne, poser des questions pouvant émerger lors de la tenue des mandats. Je pense que ça pourrait rendre leur gestion beaucoup moins stressante. On crée un serveur Unix interne, on installe catgirl(1), et on se forme collectivement sans pression, sans stress, sans mise en avant inutile, en continu.
L'IRC n'est pas une salle de classe surveillée et quadrillée : c'est un buffet.
- l'ENS s'en sert en interne, et - l'armée des États-Unis s'en sert pour coordonner des attaques par drone ?
(Le livre d'Andrew Cockburn sur le sujet, "Kill Chain", montre bien que c'est un maillon insuffisant de la chaîne logistique. Des populations civiles ont été tuées à cause de ça.)
Des antifas, je vous le jure, utilisent l'IRC pour échanger sur des tenues de mandats. "Le comité antifa veut ton rapport pour le 12 octobre."
Avec la bonne documentation, je pense que c'est un atout trop peu discuté.
Politique, Macron, financement de la grève (2/2)Plus spécifiquement, la grève, ça se finance.
Je ne comprends pas que les caisses de grève soient aussi peu financées. Je sais que j'ai des abonné'es qui voudraient une grève générale, et qui pourraient mettre quelques centaines d'euros par mois de côté pour la financer.
De toute façon, je suis désolée d'être un peu péremptoire mais je ne sais sincèrement pas comment le dire autrement : vous épargnez pour la grève ou vous épargnerez pour vos futures retraites. Si ça ne tenait qu'à moi, vous savez…
Politique, Macron, grève (1/2)Pardon, j'en profite pour dire qu'une grève ça se prépare… Si tu veux la paix, prépare la guerre (des classes).
C'est aussi à ça que servent les logiciels libres : si toustes les mastonautes subvenant à leurs propres besoins grâce, exclusivement, à leurs salaires, rejoignaient la FSF à la hauteur de leurs moyens, d'ici la fin de l'année 2025 on aurait l'infra d'information et de communication pour faire perdre 200 milliards à la bourgeoisie française. Avec une bonne grève générale.