Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Je démonte une vidéo d'un militant antipsychiatrie, paranoïaque et prédateur, sur le plan technique (6/6)Et là encore, on parlerait d'une faille de sécurité de plusieurs millions d'euros si vous n'exécutiez que des logiciels libres, par exemple avec GNU Guix, et donc d'un piratage de votre ordinateur, afin de pouvoir pirater votre BIOS, ce qui serait encore un autre problème.
Je démonte une vidéo d'un militant antipsychiatrie, paranoïaque et prédateur, sur le plan technique (5/6)Si vous êtes paranoïaque, vous pouvez garder des fichiers personnels avec unn utilisataire n'exécutant que des logiciels libres, et exécuter des programmes propriétaires comme Discord avec unn autre utilisataire, c'est notamment ce que font des développeureuses d'OpenBSD, comme Solene Rapenne. De même, si vous voulez protéger votre webcam, vous pouvez m'envoyer votre ordinateur, faire vos sauvegardes si votre disque dur est chiffré (sinon je les ferai moi-même tkt), et me demander d'installer Libreboot sur un ordinateur compatible. Vous pourriez alors désactiver et, au besoin, réactiver votre webcam dans le BIOS, et aucun programme n'y aurait accès, à moins d'exécuter une faille de sécurité particulièrement coûteuse. On parle de dépenser des centaines de milliers d'euros, pour une faille de sécurité locale, afin d'obtenir un flux continu de vous en train de taper du texte, de vous faire à manger, ou à la rigueur de vivre avec votre conjointt. Le devenir de votre relation de couple ne vaut pas plusieurs centaines de milliers d'euros.
Je démonte une vidéo d'un militant antipsychiatrie, paranoïaque et prédateur, sur le plan technique (4/6)Enfin, il n'y a aucune raison d'enlever sa webcam et son micro quand on peut les désactiver dans le BIOS. J'ai été paranoïaque, et il ne sert à rien de blinder son ordinateur de procédures de sécurité pour empêcher l'exécution d'une faille de sécurité à plusieurs millions de dollars états-uniens, pour ensuite exécuter Discord avec l'utilisataire Unix ayant accès à nos fichiers personnels, réduisant le coût d'accès à nos données à une requête administrative auprès de la cour FISA, et à quelques dizaines de milliers d'euros pour la France.
Je démonte une vidéo d'un militant antipsychiatrie, paranoïaque et prédateur, sur le plan technique (3/6)Il dit ensuite que tout le monde veut avoir accès à nos données, qu'il s'agisse des multinationales, du type qui nous a suivii à la sortie du métro, ou encore des psychiatres ou de notre conjointt. Je suis désolée pour cette personne car la maltraitance qu'elle a subie transparaît dans son discours, mais elle montre elle-même ensuite qu'enlever sa webcam et son micro ne protège pas de toutes les formes de surveillance, en le concédant explicitement et en illustrant cet extrait par des écrans appliquant de la vidéosurveillance algorithmique dans l'espace public. Vous vous rendrez compte d'une énorme différence d'ampleur : non, l'État ne peut légalement pas nous surveiller et analyser nos émotions dans un contexte privé, et une telle loi serait certainement rejetée par le Conseil constitutionnel. En revanche, ces technologies sont déployées dans l'espace public avec les JO, et c'est bien plus inquiétant.
Je démonte une vidéo d'un militant antipsychiatrie, paranoïaque et prédateur, sur le plan technique (2/6)Premièrement, il fait remarquer qu'au moment où l'on envisage d'acheter un produit, Instagram nous en affiche une pub car on serait sous surveillance, nos propos seraient analysés en permanence. Je me suis déjà fait cette réflexion, sauf qu'il y a une différence entre faire reconnaître des mots-clés à un processeur dédié, économe en énergie, et permettre à une application comme WhatsApp de tout écouter (ça boufferait l'autonomie du téléphone, et pas seulement car le logiciel serait mal optimisé) ; en revanche WhatsApp a accès à nos contacts, et nous affiche des publicités sur la base de ce qui les intéresse, afin que nous les influencions ; un contact (identifié par une corrélation entre son numéro de téléphone, la présence du nôtre dans ses contacts, et son identifiant Facebook) peut alors très bien faire une recherche à ce sujet, et Instagram nous afficherait alors une publicité, par accident, sur un sujet dont nous serions en réalité l'initiataire.
Je démonte une vidéo d'un militant antipsychiatrie, paranoïaque et prédateur, sur le plan technique (1/6)Un pseudomilitant¹ sur Instagram, voyant dans le militantisme (antipsychiatrie) l'opportunité d'imposer son projet de société à une majorité ignorante, qui plus est autoritaire, paranoïaque, manipulateur, et donc bête comme une endive, sous le pseudonyme de « letsloveslave », a fait une vidéo promeuvant le fait d'enlever sa webcam et le micro de son ordinateur (en montrant un ordinateur à l'écran pété, en disant que ce qui comptait, c'était la sécurité – avec des doses de vaccin en fond d'écran).
L'autre solution, celle d'OpenBSD, est d'autoriser les mises à jour en tant que racine, par exemple en mettant dans doas.conf :
permit oceane nopass as root cmd /sbin/pkg_add args -u
permit oceane nopass as root cmd /sbin/syspatch
permit oceane nopass as root cmd /sbin/sysupgrade
Et là pareil, tu lances « doas /sbin/pkg_add -u; doas /sbin/syspatch; doas /sbin/sysupgrade », dans les deux cas c'est très lent mais ça se fait tout seul, tu ne risques pas de casser quoique ce soit, tu peux même le scripter et ça se fait en fond de tâche, par exemple, tous les jours à 11h et à 15h.
@me And there's this slight difference that even though Mastodon does optimize for engagement (it's called “biopower” btw), it doesn't prevent its users from clicking on external links as much as capitalistic “social” media do, so we tend to connect at least slightly more directly to their online shops, they can add external links to posts anyway without having them being hidden by the algorithm.
I'm going out on a limb and say that the difference here is that significantly more people in proportion can click on external links without fearing to waste their time.
@me Indeed, artists get the same support here with a tenth of their audience on Instagram because we choose the people we follow, we're responsible for this, so of course we're more committed as a support network – at least for artists, and maybe even more broadly.
Bon, j'ai été injoignable pendant trois heures, j'étais inquiète que mes proches soient inquietts, en fait tout va bien, on approche de 14h, je n'ai pas travaillé ce matin, je n'ai pas d'excuse, je m'y mets.
Enfin, la question est celle de la rationalité, comme cohérence minimale de l'action : tout le monde a un modèle de menace, mais il serait aberrant de déployer des moyens équivalents à ceux d'un serveur, comme par exemple les securelevels d'OpenBSD (qui ne sont même pas recommandés pour les fichiers /etc/), pour une machine personnelle.
Dans l'écart entre l'action rationnelle, dont les moyens collent au plus près aux besoins, et ce que l'on fait réellement, se trouve la pertinence de ce que l'on considère comme des prises, et donc notre capacité d'accéder à des ressources biocognitives, c'est-à-dire notre dépression.
De même, certaines distributions GNU/Linux sont destinées aux débutantts (installez Linux Mint, toutes les personnes réellement compétentes vous le diront) et d'autres, comme Archlinux, à des professionnells.
Comme certaines distributions GNU/Linux, ou encore Krita, ou Blender, sont des progiciels, il faut une formation adéquate pour s'en servir de manière rationnelle, sinon vous risquez de faire une dépression.
Pour résoudre ce problème, quatre solutions :
1. pointer vers de la littérature technique sur les wikis de projets libres, ce qui est de toute façon une condition sine qua non pour des logiciels libres (sinon c'est de l'open source), 2. internationaliser la documentation, 3. rendre la documentation (et les logiciels) plus accessibles, notamment aux personnes déficientes visuelles, et 4. arrêter avec cette présentation paresseuse d'utilisataires « débutantts » vs. « avancéés ». Il y a des utilisataires normauxes, qui peuvent utiliser Linux pour trier leurs photos de famille et rester en contact avec leurs proches et leurs employeurs, et des utilisataires payéés pour maintenir de l'infrastructure technique, par exemple en administration système ou en développement de logiciels.
Linux Mint n'est pas une distribution pour les débutantts. C'est une distribution pour les personnes normales. Si vous voulez en apprendre plus, vous pouvez lire de la documentation, sur nostarch.com par exemple, mais sinon installer Alpine Linux par exemple sera une perte de temps (il faudra configurer l'interface graphique avec seatd et elogind, en lisant un wiki anglophone, et vous aurez mieux à faire).
Si l'on considère un texte comme une prise composée d'autres prises, par exemple un livre est composé de phrases, qui forment des idées (des prises) qui, articulées à travers des sections de chapitre, puis des chapitres, puis le livre en lui-même, forment progressivement des prises de plus en plus puissantes, alors la qualité de ces livres, mais aussi des textes que l'on lit en ligne, et plus généralement des médias évidemment (je pense notamment à 4chan, à nos abonnements, etc.), mais aussi les infrastructures numériques en elles-mêmes, peuvent être des facteurs de dépression.
Je ne pense pas qu'un imageboard comme 4chan puisse être rentable sans être un facteur de dépression, en tout cas je n'en ai pas vu. Dans tous les cas, si on a une addiction au numérique, la clé est de diversifier ses modes d'accès aux informations : IRC, RSS, Discord, Movim, Matrix, Gemini, Emacs, etc. Dans les milieux tech en particulier, c'est aussi de distinguer les logiciels libres (on fait communauté avec les développeureuses, on travaille avec elleux) de l'open source (il y a la communauté des devs et celle(s) des utilisataires, on travaille pour les devs).
Hmm je dis ça comme ça, mais si l'on considère les prises (ou les « affordances ») comme les entités non-vivantes qui nous permettent d'accéder à des ressources biocognitives, alors on se rend compte assez facilement qu'un environnement dénué de prises est un facteur de dépression.
Enfin, ce qui est pour toi une prise ne l'est pas forcément pour taon voisinn.
Emacs, le stylo Bic du numérique ? (3/3)Comme pour un stylo Bic, Emacs peut donc être d'une apparence initiale assez repoussante, et en réalité d'une expérience utilisataire antédiluvienne. Mais c'est le seul logiciel qui fasse le taff, sans lequel de nombreuxses universitaires ne pourraient pas atteindre leurs standards habituels d'excellence.
Emacs, le stylo Bic du numérique ? (2/3)Ma mère elle-même ne pourrait pas vraiment faire son travail sans stylos Bic : ils sont inélégants au possible, mais tellement _pratiques_ ; ils sont bon marché, écriront même avec une fuite dans tout le tube, peuvent être « réparés » au besoin en frottant leur bille contre une semelle de chaussures, et on n'a pas peur de les perdre ; de même, Emacs est un logiciel libre, donc il pourra toujours être utilisé et partagé à la seule condition de partager un lien vers le code source, et comme il traite les données en local, je n'ai pas peur d'une coupure de mon accès à internet ou d'une perte de mes données du côté de mon hébergeur. Comme Emacs me permet de faire tout ce que Twitter prétendait pouvoir me faire faire (publier, militer, échanger, me rendre à des événements, organiser mes idées), je n'ai pas de nomophobie, c'est même un problème car je suis devenue ponctuellement injoignable. Le meilleur argument en sa faveur reste les blogs listés sur planet.emacslife.com : ils traitent principalement de sa configuration, et correspondent généralement à des idéaux universitaires de pertinence et de concision, notamment puisqu'il suffit d'alimenter régulièrement sa base de connaissances personnelles Denote pour transformer la production d'une conférence ou de la partie théorique d'un article scientifique en simple remplissage.
Emacs, le stylo Bic du numérique ? (1/3)Dans un billet sur Gemini, Idomdrottning, de mémoire, parle de son travail de recherche et écrit qu'elle n'utilise pas Emacs car ce programme serait formidable et ferait le café, mais car ses fonctionnalités sont uniques et qu'il n'y a pas d'offre concurrente sérieuse. Entre autres choses, la configuration par défaut est inexistante et il faut littéralement écrire son fichier de configuration à la main, ce qui implique, cela dit en passant, d'avoir un niveau C1 en anglais ; il faut en maîtriser plusieurs aspects, comme le déplacement avec les touches contrôle et alt, l'usage du format Org-mode, la configuration de l'apparence, celle des citations avec Org-cite, etc. pour en faire un usage convenable. En revanche, comme l'a écrit Idiomdrottning, elle ne pourrait pas faire son travail de recherche sans : ce programme permet de gérer et d'intégrer des événements dans des documents Org-mode, qui peuvent eux-mêmes être exportés au format PDF, via LaTeX, avec des tableaux qui, cela dit en passant, peuvent se mettre à jour sur une simple commande (pensez « Excel », mais sans les courbes et exportable dans de beaux PDF) ; ce logiciel permettant de créer et de remplir des listes de tâches, son interface favorise la concentration sur la lecture de livres électroniques, qui peuvent du reste être renommés au format date--titre__autaire_discipline_etc.epub, ce qui permet de s'y retrouver dans des centaines, voire des milliers de documents téléchargés ; je n'ai pas de pilotes wifi mais je peux télécharger mes données (nouvelles, billets de blog, événements ; documents Org-mode, emails…) le matin, travailler dessus pendant la journée, puis partager le résultat de mon travail en rentrant chez moi¹.
¹Ou simplement en me connectant via mon téléphone, en tant que modem USB. Mais je n'emmène pas toujours mon câble et je n'en ai généralement pas réellement besoin.