Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Si on ne peut pas évoquer des sujets qui fâchent, des sujets qui mettent mal à l'aise au sein d'une communauté, alors on ne peut pas atteindre un consensus fort.
Trois photos trop mignonnes d'un bichon frisé en nuances de rose, celle du centre est dans un cœur, les deux autres sont symétriques, intitulées "Bichon frisé", sous-titrées "Fluffy cloud angel/World's best companion"
@sinuscardinal Je cherchais un moyen de formuler ça et tu l'as mieux fait que mon pauvre cerveau grillé en aurait été capable, merci beaucoup !
Oui, il faut être incroyablement privilégié'e pour manger de la lutte du petit déj au dîner, avec supplément Au Poste avant d'aller dormir. Les patrons adorent les travailleur'euses marié'es car iels sont plus dociles, iels sont attendri'es par le mariage et ont plus à perdre.
Pour comparer, le visage d'un mendiant schizophrène s'illumine quand je lui dis bonjour. Du point de vue de sa santé mentale, m'indigner en apprenant sa situation et envoyer des messages sur Signal était exactement ce dont il avait besoin – il mendie toujours mais on se croise régulièrement et je crois qu'il pense souvent à moi. Je suis peut-être la seule à avoir fait ça.
Je ne fais vraiment pas grand-chose, je dois lui consacrer en moyenne 30 minutes par mois. Mais de son point de vue, ça fait toute une différence.
Prendre soin de sa santé, c'est de gauche :ablobcat_attention::flag_anarcho_communist:
Minimisez les risques de burnout, faites des pauses quand vous en avez besoin et rejoignez un syndicat pour apprendre à en reconnaître les premiers signes :gaysparkles:
fedi meta (PS)J'oubliais mais le propos de ce fil est que l'on a toustes, de temps à autres, des comportements oppressifs, que l'on peut toustes faire des microagressions, et que viser la pureté militante totale n'est pas une demande concrète de personnes concernées ; ce que l'on vous demande est "Que faites-vous de concret contre le racisme, la handiphobie, les LGBTQIA+phobies, et le sexisme ?"
Je préfère boire un thé avec un galérien paumé politiquement mais me posant de bonne foi des questions parfois naïves et insultantes à partager un tajine avec une féministe cis blanche ayant fait des études universitaires et me genrant correctement mais n'ayant jamais milité spécifiquement contre le racisme ou la transphobie.
Le problème que j'ai avec ces femmes trans blanches n'est pas qu'elles ont des hot takes un peu pétées mais qu'à côté elles ne font absolument rien contre le racisme. C'est pour ça que je les considère comme suprémacistes.
fedi meta (2/2)Il faut préciser que les personnes trans blanches que j'ai moi aussi dans le collimateur sont présumées valides ; or certaines d'entre elles (comme puppyhornygirl) sont autistes ; il y a même un meme (d'ailleurs assez problématique) sur l'autisme des femmes trans.
Donc : on a d'un côté du suprémacisme de la part de personnes blanches trans, de l'autre du validisme de la part des activistes BIPOC. Les personnes trans racisées me semblent incluses auprès des personnes racisées mais pas auprès des personnes trans blanches ; par ailleurs, les personnes trans blanches autistes auxquelles je fais référence ne me semblent pas avoir le début d'une réflexion antipsychiatrie.
Il ne s'agit pas de dissoudre les responsabilités individuelles dans la technologie mais de pointer les limitations intrinsèques du format des réseaux sociaux, rendues plus ou moins flexibles par l'ActivityPub sans disparaître ni même passer au second plan.
On assiste notamment à une mise en échec de la justice réparative par 🥁 les réseaux sociaux, qui créent des besoins (au demeurant illusoires) inassouvis et nous font donc penser d'une manière qui crée de la violence (comme l'indiquent nos sentiments de colère, dépression, culpabilité, et honte en utilisant les RS – si c'était votre cas, alors vous devriez tenir un blog et diversifier votre consommation d'informations, par exemple grâce au Tildeverse et à Gemini).
Alors que le principe d'une bonne modération est stricto sensu de modérer les échanges, et donc de faire un travail de médiation, de dialogue avant de bannir quelqu'un, la modération sur Mastodon – c'est mieux que rien, mais à peine plus – consiste à protéger ses utilisataires en bloquant des comptes/défédérant des instances d'une manière parfois punitive – notamment sur des personnes autistes.
Notez que le dialogue est bien là de la part des activistes BIPOC ; Aer0h et d'autres passent leur temps à faire des posts de médiation ; mais Mastodon, en tant que clone de Twitter, ne peut pas dépasser certaines limites.
fedi meta (1/2)Quand je dis que je suis des femmes trans suprémacistes, il y a des opinions un peu éclatées bien sûr ; il y a surtout le partage d'une femme stalkant des personnes trans racisées (combo transmisogynoires, aka. imposition de normes de genre occidentales, européennes, impérialistes, suprémacistes) ; et il y a leurs prises de position littéralement inexistantes contre le racisme ici, sur le fédi.
La situation toxique est dopée par le fait que nos messages sont très courts et donc, par exemple, que je me suis désabonnée d'une autre femme trans blanche ayant fondu un fusible car un activiste noir référençait son travail (avec un point de vue critique. Ça "arrive", lol, et ça reste bienvenu).
C'est notamment ça, le problème de racisme de la part de la communauté trans blanche.
Comme ces personnes se sentent (et à juste titre) attaquées par des activistes BIPOC (racisé'es Noir'es et Indigènes), et notamment car Are0h a mégenré délibérément, et régulièrement, une personne trans l'ayant harcelé, elles ne se sentent pas de les suivre et restent donc dans le racisme et dans l'ignorance.
@Julianoe Non, il est de notre mission de les leur faire comprendre. Si nous y avons déjà échoué, nous y échouerons de nouveau. Il est de notre mission d'améliorer les infrastructures de communication existantes, ne serait-ce que pour nous-mêmes.
Nous ne sommes mêmes pas fichu'es de dire à nos abonné'es que le cœur de l'internet – une sorte d'universalisme technologique – n'est même pas sur le web. Il est sur l'infra de la FSF et du projet GNU, mais sur l'XMPP, des listes de diffusion, et dans des logiciels implémentant de nombreux protocoles 100% libres – dont Emacs et Guix.
Nous ne sommes même pas fichu'es de faire un peu de place aux femmes, ainsi qu'aux personnes racisées et LGBTIQA+. Nous n'avons même pas été fichu'es de laisser tomber WordPress et Hugo alors que ces deux CMS/générateurs de sites web statiques cassent les flux RSS. Nous n'avons même pas été capables de faire la différence entre open source (des logiciels libres de droits pour l'industrie) et des logiciels libres (conçus pour être utilisables par tout le monde, sans capital culturel préalable).
On a des projets très ambitieux pour leurs moyens mais ils seraient complets à 90% d'ici la fin de l'année si on atteignait ces bases, qui sont totalement à notre portée.
@thildACAB Bahaha j'avais entendu parler de mon syndicat étudiant sur Twitter et des branques sur mon campus voulaient le massifier :upsidedown_cry_sunglasses:
@Andres I'd like to suggest the idea of running Tails from a USB stick on any x86 computer (be it Windows or Linux), or of running your Windows software on a beefy x86 computer, contained in a somewhat rough OS, Qubes OS.
For rich enough people, it might even work by enclosing an x86 ODroid-H4 Plus/Ultra in an MNT Reform. Outdated SBCs could be repurposed or given away as standalone servers.
@david_chisnall Last night I thought that free software was in a bad shape precisely because the internet was decentralized. As soon as you leave the intranet of a university, there's no town square on the internet, because there's no match between its physical topography and any sense of class consciousness, of geographically-bound collective self-worth.
Besides a selective university, the only way we can have clues about where the center of the internet actually is is during our first contact with computers at schools; and free software users are mad at the FSF because it's in their infra, but not on the web. (It's on the XMPP, on mailing lists, and in the code they write – Emacs, Guix, etc.)
Je profite de ce partage d'un article de Thomas Piketty, ayant perdu un procès en diffamation pour avoir qualifié son ex-conjointe de "personne extrêmement violente vis-à-vis de ses filles", pour vous partager cet autre article de Violet Blue au sujet de Jacob Appelbaum : "But he does good work."
Partager et soutenir le bon travail d'hommes violents fait partie du problème, pas de la solution.