Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Objectivement si vous êtes à risque de subir de la répression policière, sachez que le parti LR a massivement voté en faveur de la VSA, qui ne peut qu'implémenter les biais racistes des policiers puisque par définition, un algorithme d'apprentissage automatique fait feu de tout bois.
Si vous considérez que les statistiques ethno-raciales devraient rester illégales, alors vous ne pouvez pas être favorable à la VSA car par définition, le fonctionnement des algorithmes utilisés reposera sur des statistiques, notamment ethno-raciales.
Et j'ai envoyé un email à un député LR de mon département à ce sujet, qui s'est abstenu sur la plupart des votes ! Donc il n'est pas impossible que le contacter ait marché ! Il n'est pas impossible qu'avec plus d'emails, et je parle de peut-être 300 emails dans toute la France, on aurait pu faire rejeter le projet de loi en faveur de la VSA !
Et je parle pas de dire « houlà les électaires de LR n'ont pas leur place dans le syndicat », mais plutôt « attention, si vous envisagez de voter LR, faites attention car ce parti politique a voté ça et en 2015 iels ont voté ça, et leur historique politique c'est ça, donc il ne défendra pas forcément vos droits »
Et encore en réunion syndicale c'est pertinent et je peux comprendre. Mais quand on se rend en soutien à des victimes de violences policières, on ne devrait pas dire que tel parti politique a donné telles consignes de vote ? On ne devrait pas prendre position en tant que syndicat, ou on ne pourrait pas s'exprimer au nom de son syndicat, dans le cadre d'un mandat syndical, en soutien à des victimes de violences policières ?
1. On veut libérer les travailleur·euses de conditions de travail monstrueuses, mais aussi du salariat. En somme, on articule enjeux de communauté (vivre décemment, voir ses enfants grandir) et enjeux de société (projet de transformation révolutionnaire).
2. Le syndicat ne demande pas de compte aux camarades sur leurs philosophies politiques, mais on leur demande en retour de ne pas les y promouvoir.
C'est un tout petit peu plus complexe que « ne parlez pas du vote électoral ou des partis politiques ».
Par contre on discute dans les faits – et tant mieux – de faits politiques de notoriété commune et publiquement accessibles, comme de Gérald Darmanin ou de Raphaël Glucksmann. Je ne sais pas à quel point c'est délibéré mais les camarades font ça pour de bonnes raisons ; par contre on a encore un tabou sur le vote politique, on a déjà fustigé une camarade de l'Unef appelant à « voter contre » l'extrême-droite, alors même que l'Union Syndicale Solidaires a adopté des textes déclarant que le RN n'était pas un parti comme les autres.
Je ne veux pas donner de leçons à un syndicat en particulier mais je voulais juste éclaircir ce point ; je ne pense pas que faire une conf aux JDLL (événement libriste) en parlant de Solidaires informatique et aussi du Parti Pirate par exemple serait une infraction à la charte d'Amiens. Les TIC ont évolué et notre interprétation de cette charte doit suivre.
Oui, j'ai vu des membres d'un syndicat étudiant utiliser l'inaccessibilité des écrits de Léon Trotsky comme prétexte pour maltraiter, dégrader, minoriser, et faire fuir des camarades troskistes. Ces personnes n'hésitaient pas à parler d'anarchisme ou de trostkisme, ou à dire qu'iels voulaient faire de l'entrisme car c'était une technique développée par Léon Trotsky. Ces personnes se réclamaient du féminisme (et s'en prenaient à moi d'une manière parfois particulièrement transphobe), ce qui était ironique quand la quasi-totalité des camarades mis es sur le banc étaient des femmes (à l'exception de deux hommes qui le vivaient plutôt bien, l'un d'eux a eu son mémoire, l'autre était très peu présent).
*Unpopular opinion* : la charte d'Amiens s'applique toujours à des philosophies politiques accessibles uniquement à travers des textes que l'on peut considérer comme peu accessibles, comme les écrits de Trotsky… mais aussi de Marx.
Par contre, refuser de discuter de matériaux politiques rendus accessibles par les nouvelles technologies, par exemple de streams ou de vidéos dans le format de Blast ou du Média, me paraît défaitiste et contre-productif.
Ça vous dit les mecs on arrête de faire violence à nos mères et on dépose plainte contre nos pères partis vivre leurs meilleures vies pour maltraitance, ou on attend qu'ils deviennent des tas de cendres ?
@malauss Je ne veux pas te « vendre » ce logiciel, surtout que tu as mieux à faire que de le prendre en main haha, après je partage parfois des billets de blog dont le document source configure directement mon ordinateur, et dont on peut s'inspirer – ils sont objectivement inférieurs à la configuration lettrée du développeur de Denote, lui-même philosophe de formation, mais bref, je ne veux pas particulièrement t'encourager à utiliser Emacs, juste t'informer qu'il est possible de compiler ses fiches de lecture dans un format de diapositives avec Beamer, ses billets de blog au format A4, et donc de faire des références croisées :
@malauss Pardon je viens d'y penser, mais tu connais Denote ? C'est une extension pour Emacs permettant notamment de renommer/trier ses fichiers par timestamp, titre, et mot-clé, ainsi qu'à y insérer des références croisées. C'est un logiciel très utilisé pour les réseaux de connaissances personnelles mais je m'en sers aussi pour mon blog, et pour faire des allers-retours entre billets de blog et prises de notes !
Alors à qui sont dédiés les réseaux sociaux ? Qui en est victime ? Précisément celleux qui n'ont droit de cité nulle part.
En retour, les réseaux sociaux s'assurent que leurs victimes continuent d'être monétisables et donc de n'avoir droit de cité nulle part, pour des années, parfois des décennies et dans de nombreux cas jusqu'à leurs décès.
Le mot « forum » est un engagement collectif au fait que les ingénieur·es, les statisticien·nes, les sociologues… y aient la métaphore la plus complète du droit de cité.
Personne ne comprend que les personnes victimes des réseaux sociaux (ou du « techno-socialisme ») sont socialement caractérisées par leur improductivité AFK, que cela peut être mis en lien avec certaines de leurs prises (« affordances ») mais aussi avec le terme pourtant bien connu de forum : tout le monde y est læ bienvenu·e, nous sommes entre pairs, entre citoyen·nes… non d'une ville ou d'une aire géographique mais d'une activité productive.
PPPS : je travaille sur l'emprise numérique, j'ai du mal mais c'est bien mon objet de recherche. Donc quand on ne sait même pas que l'addiction aux réseaux sociaux résulte de choix délibérés d'interface, qui sont des dispositifs de pouvoir (au sens de Michel Foucault), on évite de m'attribuer des propos venant de Facebook/Instagram/Twitter, que je sais venir de certaines propriétés transversales prolongeant la logique de l'informatique propriétaire dans son ensemble – Microsoft Windows, Google Docs, etc.
Surtout quand j'ai été maltraitée par l'informatique propriétaire, en tant que personne neuroatypique. Ah mais ça intéresse qui ptdr ?
Donc non je ne compare pas mon oppression à celle des animaux non-humains, la démarche me paraît franchement stérile, mais si vous voulez me l'attribuer faites attention à bien définir votre objet.
Car je veux dire, assimiler un propos purement descriptif (« je me sens plus en sécurité avec des personnes véganes, elles font plus d'efforts sur l'accessibilité et sur l'antivalidisme ; je n'ai jamais subi de propos transphobes de la part de véganes ») à des propos d'antispés éclatés et parfois graves, mais limités à Twitter – vous connaissez le concept d'emprise ? –, comme diverses comparaisons que je ne mettrai pas sans CW, est d'une mauvaise foi tellement évidente.
Lahire accorde un entretien au dernier numéro de La Recherche au sujet de son dernier livre, « Les structures fondamentales des sociétés humaines », que tout le monde discute en ce moment. Il y explique vouloir faire des ponts entre la sociologie et d'autres disciplines, comme l'éthologie, car selon les textes qu'il a lus il lui semble établi que de nombreuses autres espèces animales ont des comportements sociaux.
On sait que les animaux non-humains sont sentients, qu'ils ressentent la douleur, et qu'ils font des sociétés entrant par certains égards dans la même catégorie que les sociétés humaines. Je ne veux pas dire que tout serait salubre du côté des militant·es antispé (aucun milieu ne l'est complètement) mais le condamner dans son ensemble car un antispé a dit une connerie en 2019, ou car des antispés disent n'importe quoi sur Twitter, me paraît relever du prétexte, de l'excuse, et de la malveillance.