Les cailloux, j'en ai dans les chaussures, mais j'essaye aussi de les faire voyager. Boulimique de connaissances. Prédilection pour l'astronomie, la géographie, les origamis et l'écriture. Défaillance notable dans les relations sociales, mais j'essaye quand même.
Deux adorables chats, un ventre à pattes super câlin, et un courageux survivor aux yeux greffés.
Petite fierté personnelle : série de 1497 jours sur Duolingo au 30/10/2024.
Langues : français, anglais J'apprends ou j'ai des notions : polonais, LSF, allemand, coréen, japonais
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Note n°3157 "Il est tout de même navrant que l'avènement des androïdes sexuels n'ait pas été l'occasion de questionner nos biais culturels et nos fantasmes. Ceux des concepteurs initiaux, en l'occurrence, confortés par ceux des clients. Il est évident que les contraintes techniques ne sont pas à l'origine des parties génitales imberbes des robots, puisque les femelles ont été affublées de soyeuses chevelures. Je note aussi qu'un mâle chauve ne choque pas autant que lorsqu'il s'agit de la calvitie d'une femelle. La sensualité de la pilosité se restreint-elle uniquement aux cheveux des femmes ? On a reproduit sans recul, une fois encore. Dans combien d'autres impasses nous enfermons-nous ?"
Ce n'était pas par masochisme que Trix aimait relire, le soir, sur sa tablette, avant de s'endormir, les notes de recherches de sa directrice de thèse. Non. C'était pour peupler ses rêves d'espoir. Et se lever le matin, déterminée, lavée de la fatalité, portée par de justes objectifs.
"Expériences de l'inutile : se tenir debout immobile sur un trottoir bondé, et d'un coup, se mettre à rire, profondément, de tout votre être, comme si tout le bonheur et la joie du monde vous envahissait. Compter le nombre de sourires, de rires, que vous avez dispersés parmi la foule. Recommencer le lendemain, et battre votre record."
... À moins que Trix n'abandonne, bien en évidence dans la poubelle sous la paillasse, l'étiquette de réception nouée à la cheville de la dernière e-girl de Nicholls échouée au SAV.
"Hey, Corey, viens voir ça." Nessie, de l'équipe de nettoyage affectée ce matin-là au labo 14, tenait en l'air sa trouvaille, sous le nez de son collègue. "Laisse moi essayer !" Corey approcha son smartphone de la pièce cartonnée où était logée la puce RFID.
Trix savait pertinemment que le meilleur moyen pour faire sortir une info de sa firme était de la jeter. Le lendemain, les réseaux répandaient de manière virale un nouveau scandale à propos d'un sénateur conservateur, pris la main dans le sac des contradictions inavouables, où sa crédibilité ne fut jamais retrouvée.
Aaah, mais tellement, tellement d'accord avec toi. J'adore les dvds pour ça : je regarde les miens en boucle. Au moins le bout de plastique est rentabilisé ! 😅 Par rapport à du streaming, si j'avais regardé tous ces films en ligne, aïe, aïe, aïe, j'aurais explosé mon bilan carbone 😬
(Bon, ça s'est vu que j'ai pas répondu à la question parce que j'ai trop la honte d'avouer ? La vérité, c'est qu'on s'en fout de ce que je regarde en boucle : c'est juste cool de se dire qu'on aime tous une œuvre assez pour la regarder encore, et encore, même si on connait les dialogues par cœur, l'intrigue aussi. On finit quand même par pleurer à la fin... )
Diag tardif TSA/TDAH, ici. J'ai pas encore le retour de la MDPH.
J'ai eu mon job actuel dans un moment compliqué de ma vie, avant le diag, et je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter un boulot pas très bien payé, où mes compétences ne sont clairement pas utilisées et où je sursature (open-space pas vraiment compatible avec mes hypersensibilités...). Mais c'était ça ou la rue...🤷♀️
Si je passe en arrêt maladie, j'aurai moins que mon smic et là, avec les pensions aux gosses à payer, ça ne va pas être possible. Donc pas le choix, je tiens, sans trop savoir comment. Je prie pour obtenir enfin du télétravail (heureusement possible dans mon job, même si évidemment pas souhaité par le boss...).
Néanmoins, je ne vais pas me laisser faire, prenant déjà beaucoup sur moi pour m'adapter à mon environnement (et ce, depuis de trop longues années) : désormais, je pense à mon bien être et à mes droits. Donc, dès que j'aurai la RQTH, go la médecine du travail pour "obliger" mon boss à avoir du TT, que ça lui plaise ou non. Il ne peut rien me reprocher, mon TSA fait que je suis hyper rigoureuse dans mon taf. (On n'a pas que des défauts ! 😂)
J'ai heureusement des collègues compréhensifs qui ont très bien réagi à l'annonce de mes diags et de mes besoins de solitude/calme à respecter. Les gens ont parfois des préjugés sur le TSA/TDAH, mais en discutant un peu avec eux, en leur faisant comprendre nos ressentis/besoins, ils réalisent ce qu'on vit et en tiennent compte (c'est pas tous des connards, quoi :p).
Donc, ne perds pas espoir, c'est pas confortable, le salariat en entreprise avec des collègues autour, mais on a des droits, et ça peut faciliter les choses.
"Je me rappelle ton reflet sur la vitre, ton rire enjoué, l'agitation de ta main et ton doigt qui tapote la vitrine. Aucune idée de ce qui se trouvait de l'autre côté."
"-écadence, nos valeurs excluent tout usage récréatif des androïdes ! Ils sont là pour travailler ! - Je crois que nous avons saisi votre point de vue, monsieur le Sénat-" Trix avait zappé un peu trop rapidement parmi ses webradios. Elle n'avait pas spécialement souhaité tomber sur une interview du Sénateur Nicholls, le type qui avait diffusé l'idée que les humains se faisaient remplacer par les robots, que ça rendait l'humanité asociable, pire, qu'on allait en oublier de se reproduire. Ouais, le même type qui, depuis le début de l'année, avait déjà envoyé au SAV deux e-girls, salement amochées. Mais ça, Trix ne pouvait pas le diffuser. À moins que...
Lorsqu'elle avait commencé ses études de robotique, Trix Anders s'était longuement interrogée sur l'éthique de la carrière qu'elle s'apprêtait à embrasser. Pourquoi mettre des robots au milieu des humains ? Pour les tâches dangereuses, répétitives ? Parce qu'exploiter des êtres vivants devenait, enfin, intolérable ? Tout cela, et bien d'autres considérations, elle s'y était frottée. Mais la question qui l'avait percutée, c'était : "Si le regard c'est l'âme, que mettre dans les yeux d'un robot ?" Affolée, elle s'était dit que le jour où l'on verrait l'âme d'un androïde au fond de son œil, on y verrait aussi la révolte sourdre.
"Il y a parfois en nous, cette cabane, château de notre enfance, lorsque la magie faisait d'une unique planche instable le parquet de nos aventures et la raison de nos genoux cabossés."
Il l'avait repérée de loin, sous le banc du réfectoire, un peu comme lorsqu'on trouve un billet de banque sur un trottoir, on regarde autour de soi, puis on pose son pied dessus, l'air de rien, on prétend refaire son lacet et on fourre bien vite la monnaie dans une poche. Là, Frank avait rapidement fait tomber sa serviette en papier sur sa trouvaille avant de ramasser le tout discrètement. Plus tard, dans son bureau, à l'abri des regards, il avait tenté de vérifier le signal envoyé par la télécommande qu'il avait trouvée. Totalement opérationnelle. Il ne restait plus qu'à l'activer au hasard dans l'entreprise et voir qui allait se mettre à sursauter sous l'effet d'une vibration au creux de son intimité.