Un compte pour partager tous les dernières recherches sur la thématique de la science vers jlai.lu (Lemmy), principalement en français. Que ce soit la biologie, écologie, espace...
Les études chimiques et biologiques des eaux usées retracent nos habitudes et modes de vie. Combinées à une expertise sociologique, elles fournissent des informations précieuses pour l’établissement de politiques publiques comme des campagnes de prévention.
"L’égout, c’est la conscience de la ville. Tout y converge et s’y confronte. Dans ce lieu livide, il y a des ténèbres, mais il n’y a plus de secrets". C’est avec cette citation de Victor Hugo, issue du livre 2 L’intestin du Léviathan du cinquième tome des Misérables, paru en 1862, que Thomas Thiebault, maître de conférences à l’École pratique des hautes études-PSL, ouvre sa présentation lors du colloque Chimie et eau à la Maison de la Chimie le 6 novembre dernier.
Depuis 2022, le projet de recherche interdisciplinaire EGOUT, dans lequel il coordonne la partie "Pesticides, médicaments et drogues", vise à établir les bases d’un observatoire des pratiques fondé sur l’analyse des matières transportées et accumulées dans les réseaux d’assainissement. Le principe ? Combiner des expertises en sciences humaines, sociales et environnementales. Il est focalisé sur le système d'assainissement parisien autour notamment de la station d'épuration Seine-Centre du syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) à Clichy. Un projet proche, démarrera au 1er janvier 2025, WHAOU (acronyme pour "Well-being and HeAlth Observatory within Urban trajectories", observatoire de la santé et du bien-être au sein de trajectoires urbaines en français).
Dans un entretien exclusif, le chimiste Thomas Thiebault nous éclaire sur les "ténèbres" qui ruissellent sous nos pieds.
@just_chill ça devrait te plaire :chick_knitter:
Léger, doux, résistant, déformable et parfois moche, le tricot n’est pas seulement un objet du quotidien ; c’est aussi un métamatériau dont les propriétés extraordinaires intéressent beaucoup les physiciens.
Si la recherche en physique est souvent associée à des infrastructures techniques aussi gigantesques que le LHC, il lui arrive aussi de s’intéresser aux objets du quotidien.
« J’ai depuis très longtemps un intérêt marqué pour les matériaux de la vie ordinaire qui présentent des propriétés extraordinaires, explique ainsi Audrey Steinberger, chargée de recherche CNRS au Laboratoire de physique.
Ma motivation originelle pour l’étude de la physique remonte au collège, quand j’ai appris qu’un solide est normalement plus dense que sa phase liquide, alors que la glace flotte à l’inverse sur l’eau. »
Il y a plus de 5 millions d’années, la mer Méditerranée s’est asséchée, laissant place à un désert de sel à perte de vue. Retour sur la dernière grande crise hydrologique du bassin méditerranéen.
Cet événement dramatique dans l’histoire de la région méditerranéenne est aujourd’hui connu sous le nom de « crise de salinité messinienne ». Mis en évidence pour la première fois dans les années 1970 suite à la découverte d’énormes dépôts de sel et de gypse pouvant aller jusqu’à 3 kilomètres d’épaisseur, cet épisode daté de 5,97 à 5,33 millions d’années témoigne d’une crise hydrologique sévère, qui, à son paroxysme, a entraîné l’assèchement de vastes portions de ce bassin. Comment s’est déroulé ce cataclysme ? qu’est-ce qui a pu le déclencher ? et quelles furent ses conséquences, notamment sur l’écosystème ? Ces questions ont fait l’objet d’une nouvelle étude1 dirigée par des chercheurs du CNRS et de l’Institut de physique du globe de Paris2 (IPGP), publiée dans la revue Nature Communication.
Témoins de la dégradation du pergélisol, le sol gelé en permanence, dans les zones de montagne, les molards sont étudiés de près par les chercheurs. À Caen, Calvin Beck tente de recréer en laboratoire ces cônes de débris issus des glissements de terrain
La structure fractale étant une construction géométrique – une forme dans l’espace –, elle peut être aussi mise en évidence dans les productions humaines, notamment les réseaux de peuplement, l’architecture et l’art.
Elle devient alors un objet qui intéresse directement l’anthropologie lorsqu’elle est reconnue en tant que telle par la population qui l’utilise et dotée de significations. L’anthropologue Danièle Dehouve raconte ici cette irruption de la géométrie dans plusieurs productions humaines. Un complément de notre dossier «Géométries et formes» actuellement en kiosque.
Dans les années 1980, alors qu’il est tout jeune mathématicien aux États-Unis, Ron Eglash se rend compte que la photographie aérienne d’un village du Nord Cameroun présente un aspect fractal. Curieux d’en connaître la raison, il sollicite et obtient une bourse, se rend sur place et se présente au chef du village par ces mots : «Je suis mathématicien et je voudrais monter sur votre toit.» Pas du tout étonné, le chef y consent et lorsque Ron Eglash lui décrit ce qu’est une fractale, il lui répond : «Oh oui ! Un rectangle dans un rectangle, nous connaissons cela très bien !»
Et il lui explique que c’est précisément ce que représente l’emblème royal peint sur les murs du palais. L’édifice lui-même était fait de rectangles enchâssés et le trône était abrité dans les plus petits rectangles situés au centre. Pour y parvenir, le visiteur suivait un chemin en spirale rectangulaire au cours duquel il abandonnait ses chaussures et se préparait à la rencontre.
Eglash avait la réponse à sa question: la structure en fractale de l’architecture africaine n’était pas due à une auto-organisation inconsciente semblable à celle que l’on trouve dans les termitières ou dans les photos aériennes à grande échelle du tissu urbain entourant les villes européennes et nord-américaines. Elle résultait d’une intention culturelle. Dès lors, Eglash travailla sur ce sujet et jeta les bases d’une analyse fractale des structures de l’habitat précolonial en Afrique occidentale et centrale.
Connue pour son rôle néfaste dans son état pathologique dans la maladie d’Alzheimer, la protéine tau, présente naturellement dans notre cerveau, est aussi une alliée de lutte contre les substances toxiques dangereuses produites par la machinerie cellulaire des neurones.
Original! La protéine tau, présente dans le cerveau et dont l’accumulation anormale est l’un des phénomènes observés dans la maladie d’Alzheimer, joue pourtant un rôle bénéfique au sein des neurones. Une équipe américaine met en lumière ce mécanisme de protection cérébrale grâce à cette protéine. Publié dans la revue Nature Neuroscience, ce résultat est un levier thérapeutique potentiel pour lutter contre la maladie.
Une équipe menée par trois astronomes européens a identifié les trois familles d’astéroïdes Karin, Koronis et Massalia comme sources de plus de 70% des météorites. La pluralité des techniques utilisées a permis de résoudre l’énigme de l’origine de ces roches extraterrestres. Leurs travaux offrent des perspectives pour expliquer la formation de la ceinture principale d’astéroïdes.
Jusqu’à présent, l’origine de 6 à 7 % seulement des 70 000 météorites répertoriées sur Terre était identifiée en raison de leur composition particulière. Une collaboration internationale menée par trois astronomes européens a permis d'identifier la provenance des chondrites H et L (H pour high signifiant une forte teneur en fer, L pour low correspondant à une teneur en fer relativement faible), représentant 70% des météorites terrestres connues.
Elles sont issues des familles d’astéroïdes Karin, Koronis et Massalia, nées de collisions qui se sont produites il y a 5,8, 7,5 et environ 40 millions d'années. Ces familles se trouvent dans la ceinture principale d’astéroïdes, entre les orbites de Mars et Jupiter. En particulier, la seule famille Massalia a été identifiée comme la source de 37% des chondrites.
C’est l’obsession d'une partie de la Silicon Valley : la mise au point d'une "superintelligence" (également appelée intelligence artificielle générale) capable de supplanter l'homme dans la totalité de ses fonctions cognitives. Pour Demis Hassabis, prix Nobel de Chimie 2024 et cocréateur de Deepmind, la capacité pour les machines de créer des jeux vidéo en temps réel, est une première étape vers cette IA surpuissante. Mieux, élaborer des jeux permet d'être plus créatif.
Alors que les femmes sont encore sous-représentées dans le secteur spatial, ce nouveau podcast vise à amplifier et normaliser la voix de celles qui « font » l’espace, encourageant ainsi les nouvelles générations à suivre leurs traces.
Lancé en 2022, le satellite SWOT est spécialisé dans l'observation des eaux à la surface de la Terre. Grâce à lui, les chercheurs retracent le lien entre océans et climat. Mais loin d'être limité à un usage scientifique, il offre aussi de nombreuses applications pour la gestion de l’eau, permettant, outre la compréhension, une meilleure adaptation aux changements climatiques.
En analysant les mouvements de certains objets du système solaire situés au-delà de Pluton, on note que les observations ne collent pas avec la théorie et que l’explication la plus simple serait la présence d’une neuvième planète. Les astronomes mènent l’enquête.
À l'occasion de la semaine européenne du développement durable (26/09/24), Éric Guilyardi, climatologue et président de l’Office for Climate Education en France, association partenaire du CNRS, revient sur les vertus pédagogiques de l'éducation au changement climatique dès l'école primaire.
L’éducation au changement climatique est parée de multiples vertus. Au-delà de l’enseignement des notions physiques du climat, elle est un outil qui donne du sens à la jeune génération : construction de l'esprit critique, apprentissage de la coopération et surtout confiance en l’avenir et en sa capacité d’agir. Cela demande cependant de faire monter en compétence l’ensemble des acteurs éducatifs.
Partout dans le monde, le changement climatique est à l’œuvre et ses conséquences sont déjà bien visibles. Il nous concerne tous et devient une priorité de nos systèmes éducatifs, suivant ainsi l’article 12 de l’Accord de Paris. C’est en raison de ces enjeux fondamentaux que le CNRS a récemment signé une convention de partenariat avec l’Office for Climate Education1 (OCE), un organisme qui promeut l’éducation au changement climatique dans le monde.
Quel est le point commun entre une éolienne, la houle océanique et une éruption volcanique ? Toutes trois sont émettrices d’infrasons, des sons dont la fréquence est inférieure à 20 hertz. Ces ondes sonores, réputées à tort inaudibles, peuvent faire plusieurs fois le tour de la Terre et intéressent autant les physiciens que les médecins. Enquête.
Au musée d’Art moderne de Paris, près de 250 œuvres – peintures, dessins, photographies, vidéos et installations – permettent de revisiter l’histoire de la modernité au XXᵉ siècle à travers l’imaginaire de l’atome.
Les gigantesques nuages en forme de champignon qui embrasent le ciel au-dessus d’Hiroshima et de Nagasaki, le dôme métallique qui se referme sur le site de Tchernobyl, comme un sarcophage géant au-dessus d’une ville fantôme : ces images hantent nos esprits. D’autres, moins connues, comme la photographie d’une coupelle contenant du bromure de radium, prise dans l’obscurité par Marie Curie en 1922, symbolisent ce nouvel « Âge de l’atome » auquel le musée d’Art moderne de Paris (MAM) consacre une immense exposition. Au début du XXe siècle, le sentiment le plus répandu est que « l'humanité tirera plus de bien que de mal des découvertes nouvelles », comme le dit Pierre Curie dans son discours d’acceptation du prix Nobel (1905). Mais ce même Pierre Curie se demande déjà « si l'humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mûre pour en profiter ou si cette connaissance ne lui sera pas nuisible ».
Entendons-nous tous de la même manière ? Cette question jusqu’à présent peu étudiée fait l’objet d’un programme de recherche pour appréhender l’audition dans sa globalité.
Diffusé en partenariat avec LeMonde.fr, ce reportage suit une équipe de scientifiques qui analyse la sensibilité auditive de centaines de volontaires, leurs informations génétiques ou encore le milieu dans lequel ils vivent. Leur objectif : mieux comprendre l’influence de notre environnement sur notre ouïe et les pathologies de l'audition.
Tout semble opposer les épisodes de sécheresse et ceux de pluie intense, comme les inondations dramatiques survenues en Espagne les 29 et 30 octobre 2024. Pourtant, du fait du changement climatique, ces deux extrêmes marchent désormais main dans la main.
Des potagers ou des panneaux solaires sur nos toits, des milk-shakes dans l’espace, et des virus sur nos brosses à dents. Voici les échos de Sesame du vendredi 11 octobre
Le verre serait un liquide... En tout cas, c'est ce que Marianne n'a pas arrêté de lire dans tout un tas d'articles sur le sujet. Alors, pendant qu'elle réalise un défi de vitrail spécial Scilabus, on va en profiter pour plonger dans l'univers singulier du verre
Puis, moi, Snoopy, je vous ajoute un de mes docu préféré sur le verre, j'adore leur cadrage, leur mains et surtout le montage de la fin avec la zik et leur jolie joue :3