@inlandempire j'ai pas pu voir jusqu'au bout, j'ai fais une crise de panique au ciné. Je pense que je peux plus aller au ciné sans que je fasse un malaise et c'est pas la première fois que ça m'arrive. 😞
Bref ça va mieux...je suis sortie et je bouge un peu et reprend du souffle. Je vais me le trouver ailleurs. 😔
Il fait un peu frisquet et j'attend le bus pour visiter la ferme urbaine Condamine. Yaura une conférence de Serge Zaka, j'espère comprendre quelque mots. Yaura surement un concert après.
Ce soir je vais voir le joker avec Lady Gaga que j'ai découverte lors des JO avec son "Bonsoir ! Bienvenue à Paris !". J'espère que ce sera bien. :)
Le renouvellement de la présidence d'Interfel a tourné ce matin à la mascarade. La présidence tournante doit revenir cette année au collège « amont » d'Interfel qui devait donc proposer un ou plusieurs candidats. Deux candidats Daniel Sauvaitre et Jean Michel Delannoy étaient en lice. Or, seuls 4 des 6 membres du collège « amont » ont été conviés, lors d'une consultation préalable, à la désignation d'un candidat unique. Les 4 organisations adhérentes à la « FNSEA* » ont décidé seules, hors du système démocratique d'Interfel, en excluant du vote la Confédération paysanne et la Coordination rurale. L'hégémonie et le déni de démocratie bien ancrés chez certains se font encore sur le dos des producteur·trices et de la production française de fruits et légumes qui s'érode.
Pour sauver les producteur·trices actuel·les puis installer fortement pour augmenter une production de fruits et légumes française relocalisée il faudra changer de paradigme. Les outils à développer sont nombreux pour réussir ce pari :
- instaurer des prix minimum garantis au-dessus du prix de revient ;
- protéger tous les producteur·trices face aux crises et aléas climatiques ;
- élargir aux 3 premiers hectares de tous les maraîcher·ères et arboriculteur·trices, l'aide destinée « petit maraîchage » aujourd'hui exclu·es du dispositif ;
- favoriser et soutenir les changements de pratiques ;
- instaurer des prix minimum d'entrée pour faire face à la concurrence déloyale.
Interfel devrait servir de fer de lance pour ces projets novateurs et indispensables.
La Confédération paysanne a donc décidé de ne pas participer au vote formel du nouveau président ce 24 septembre. Cette décision n'est pas tournée contre le nouveau président. Elle dénonce des pratiques non démocratiques d'un autre siècle contraires aux intérêts des producteur·trices. La Confédération paysanne reste bien évidement mobilisée au sein d'Interfel pour défendre les paysan·nes producteur·trices de fruits et légumes en pleine tourmente économique et confronté·es aux aléas climatiques et sanitaires.
La Confédération paysanne dénonce la rupture unilatérale de contrats laitiers annoncée par Lactalis. Il est inadmissible que des centaines de producteurs se retrouvent sur le carreau du jour au lendemain ! Cela poursuit la politique de concentration laitière des industriels dans le Grand Ouest, avec la complicité de l'Etat.
Ce scandale fait ressurgir l'urgence à remettre en place une régulation publique des marchés. Pour garantir des prix rémunérateurs et une répartition des volumes dans les bassins laitiers, la Confédération paysanne porte une régulation publique et collective des volumes. Surtout pas une régulation imposée par le bon vouloir des industriels.
La défense collective des éleveurs et éleveuses passe par la reprise en main de nos volumes et la valorisation de nos propres produits. Cette reprise en main ne pourra se faire que par un arbitrage public des relations commerciales et par une transparence de tous les marchés, y compris à l'export. Et cela nécessite aussi une coopération réellement au service des éleveur·euses et du territoire, et des organisations de producteurs transversales par bassin et non verticale par laiteries. Nous n'avons jamais cessé d'alerter sur la dépendance économique structurelle des producteurs face aux laiteries. Notre objectif est le maintien de la collecte laitière partout en France.
Encore une fois, l'annonce de Lactalis de réduire sa collecte de lait en France se fait dans une totale opacité. Quid des marges et des valorisations que Lactalis réalise sur les différents segments du marché laitier ? Quid de la poursuite des importations de Lactalis en France ? Il est certain pour nous que Lactalis agit pour préserver ses profits.
En tout cas, cette diminution de la collecte sert pour Lactalis à éliminer des producteurs et à faire pression sur celles et ceux qui restent. La peur d'une cessation de collecte empêche les revendications légitimes pour améliorer le revenu des éleveur·euses laitiers.
Sans surprise, Lactalis ne fait que poursuivre sa stratégie commerciale de mise en concurrence des éleveur·euses laitiers du monde entier. Leur « régulation » ne vise pas à garder des marchés rémunérateurs dans l'intérêt des producteur·trices. Cette manœuvre de Lactalis est un énième tour de passe-passe pour écrémer davantage les éleveur·euses laitiers français·es tout en produisant dans d'autres pays aux conditions fiscales et sociales avantageuses.
La Confédération paysanne sera très vigilante sur les suites de cette annonce. Aucun éleveur, aucune éleveuse ne doit rester sur le carreau. Elle va donc d'ores et déjà saisir le médiateur des relations commerciales et va examiner les suites juridiques à donner à cette décision.
Alors que le Salon « La Terre est notre métier » ouvre ses portes aujourd'hui à Retiers en Ille-et-Vilaine, la Confédération paysanne souhaite alerter le nouveau gouvernement sur la nécessité d'une politique ambitieuse, structurelle et de long terme, pour soutenir les producteur·rices en agriculture biologique.
Il s'agit de sauver tous·tes les producteur·rices en place mais aussi de permettre à toutes celles et ceux qui ont un projet en bio de pouvoir s'installer ou se convertir.
Pour cela, il faut redonner des perspectives à la filière grâce à des réponses structurelles à la crise : prix rémunérateurs garantis, régulation des marchés, interdiction des surmarges sur les produits bio, soutiens PAC* rehaussés, plafonnement des aides, préservation d'un cahier des charges qualitatif, hausse de la demande via le levier de la restauration collective. L'obligation légale de 20% en bio dans la restauration collective, inscrite dans la loi Egalim, doit être atteint dans l'année !
Les retards d'aides PAC* pour les producteur·rices bio sont un scandale à répétition. L'Etat doit tenir ses engagements. La Confédération paysanne de Loire-Atlantique est d'ailleurs mobilisée à ce sujet aujourd'hui devant la DDTM44 à Nantes.
Les aménités positives de la bio sont nombreuses. C'est particulièrement le cas pour la protection de la qualité de l'eau. Les politiques publiques doivent les reconnaître partout sur notre territoire, que l'on soit en zone de captage ou non. La feuille de route de la nouvelle Ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, pour l'agriculture biologique est donc chargée. Nous appelons à des actes forts et continuerons sans relâche à défendre les producteur·trices bio.