Blogueuse. Usages du syndicalisme et des logiciels libres contre le terrorisme d'État. Conscience de genre et solidarité de classe. Ségrégation raciale, salariale, et surproduction de masse.
Mon gâté, sur une liste de diffusion hébergée sur nos ordinateurs et présentée par nos interfaces t'aurais été obligé de présenter des excuses publiques en 24 heures.
Littéralement, ce qui nous manque, c'est : de la moula. De la caillasse. De bonne grosses thunes sonnantes et trébuchantes pour permettre à nos développeur·euses de finir leurs journées et de profiter de leurs familles.
Le problème est culturel, et très intéressant en soi. Mais c'est avant tout le problème culturel du manque de financement des logiciels libres.
Je le répète, agréger, c'est manifester. On peut déjà présenter aux camarades des manières plus efficaces d'agréger ses données que, mettons, Instagram.
Je le répète aussi, ton réseau social c'est les billets de blog de tes proches dans ton lecteur de flux RSS. Les réseaux sociaux sont conçus pour mentir, vous ne connaissez pas vos abonnements, vous ne me connaissez pas. Il est beaucoup plus difficile de tricher avec un lecteur de flux RSS, de la même manière qu'il est quasiment impossible de rendre une thèse en faisant semblant d'avoir fait du bon travail.
Manquer l'opportunité de l'écosystème RSS est une défaite incontestable et on doit implémenter un lecteur multiplateformes, à taxonomies multiples (basé sur des étiquettes plutôt que sur des rubriques), local, et ergonomique.
Le sous-financement des logiciels libres de manière plus générale est une défaite politique. Attendre d'une organisation d'être parfaitement propre avant de s'associer avec est complètement neuneu : les camarades, on s'encarte à la FSF, on donne des sous aux développeur·euses de Nyxt, lem.el, ainsi qu'au Spritely Institute.
Il y a de nombreux autres cas d'usage à couvrir, et certains sont quasiment gratuits (comme l'IRC, c'est bon, ça fonctionne), j'ajouterais bien Via car notre rapport à nos outils d'écriture est important, bref le milieu des logiciels libres ne manque pas d'idées sous-financées pour changer le monde.
Combien d'amours sincères, de relations prometteuses, de mariages ont été ruinés par le désir ou le besoin de se conformer à la société, par le bourrage de crâne soft du Vatican ?
Un prof suspendu pour avoir eu des comportements inappropriés, en procédure de divorce, a pété une durite à la dernière séance de son cours, où on était quatre car les autres préparaient leurs partiels, en disant notamment que l'amour était une construction bourgeoise.
Je dirais plutôt que le Pape ne veut pas nous laisser avoir de belles relations hors des canons de son institution. Qu'il s'agisse de l'amour homosexuel, vis-à-vis duquel il tient des déclarations publiques dont il interdit le contenu progressiste parfois deviné (avec mauvaise foi ?) par des cathos de gauche aux séminaristes de son Église, de la transidentité, ou des relations polyamoureuses, c'est sans doute l'élément le plus régressif des religions occidentales.
Encore une fois, je ne peux pas m'empêcher de m'interroger sur nos perspectives si trois Français·es sur 10 suivaient le réseau mutu dans un lecteur de flux RSS. Trois Français·es sur 10 (plus d'un million de lyonnais·es) sont disposé·es à se mobiliser contre ce que représente l'extrême-droite. Mais iels ne sont pas au courant.
Ce que je trouve formidable, avec tous les phénomènes que je tente de comprendre – définancement de l'Éducation nationale, médias bourgeois, d'abord à la télévision puis sur le web – est qu'on ait été aussi nombreux·ses à voter NFP. 30 % d'antifascistes !
Honnêtement je comprends, dépendance en une infra technique ‑> détermination d'une superstructure, de croyances, d'idées tout ça. Y a des intellectuel·les qui ont plus taffé que d'autres que voulez-vous que je vous dise.
Mais le sentiment après avoir envoyé un message de soutien à des camarades dont le serveur crame et en sachant qu'on donne un bon exemple à des dizaines de personnes voyant notre post dans le fil est tellement supérieur à dogpile un ennemi politique !